C’est quoi le concept? Épisode 1: l’inflation | Chronique à «Les éclaireurs» (Radio-Canada | audio)

J’entamais hier ma série « C’est quoi le concept? » au magazine Les Éclaireurs de la radio de Radio-Canada. À chaque mardi durant l’été, je présenterai un concept de base l’économie en le décortiquant et, surtout, en présentant son impact sur notre vie quotidienne.

Premier épisode: l’inflation. Ça s’écoute ici.

Quelques références:

Le document de référence de Statistique Canada sur l’Indice des prix à la consommation
Une courte vidéo éducative de Statistique Canada sur la perception des Canadiens quant à la hausse des prix par rapport au taux officiel d’inflation
Les archives du quotidien Le Devoir, disponible à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec
La feuille de calcul de l’inflation de la Banque du Canada

C’est quoi le concept? – Série de chroniques aux «Éclaireurs»

Je consacrerai mes chroniques hebdomadaires pour la saison d’été du magazine Les Éclaireurs à la première chaîne de Radio-Canada à une série dédiée aux concepts économiques élémentaires. Inflation, croissance, chômage, création monétaire ou taux d’intérêt: ces notions omniprésentes dans les médias, dont on sait à peu près ce qu’elles signifient mais qui cachent souvent une réalité plus complexe que l’on imagine.

Impossible de faire le tour de la question en 8 ou 9 minutes, bien sûr, mais je tenterai de répondre succinctement à ces trois questions:

1.- Quelle réalité ce concept cherche-t-il à mesurer? Comment l’interpréter?

2.- En quoi cette réalité nous affecte-t-elle dans notre vie quotidienne?

3.- Pouvons-nous influencer cette réalité, collectivement – notamment grâce aux politiques publiques?

J’espère faire œuvre utile par cette petite série. N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires! Si vous êtes prof, je souhaiterais particulièrement savoir si ces capsules pourraient vous être utiles pour votre enseignement et, le cas échéant, comment les améliorer.

Premier épisode ce soir: l’inflation.

Ça s’écoute sur ICI Radio-Canada Première, tous les mardis de l’été à 19h, 18h dans les Maritimes (oui, oui, une heure plus tôt, pas plus tard!).

Malade, donc pauvre | Chronique à «Les éclaireurs» (Radio-Canada | audio)

Une maladie grave ou un accident peuvent nous entraîner dans une spirale descendante qui peut potentiellement nous entraîner à un état de grande précarité, voire de pauvreté. C’était l’objet de ma chronique au magazine « Les Éclaireurs » d’hier. On peut l’écouter ici.

Vivre une catastrophe financière à cause d’une maladie

Selon Ianik Marcil, les besoins des plus pauvres face à la maladie ne sont pas comblés par l'État.Selon Ianik Marcil, les besoins des plus pauvres face à la maladie ne sont pas comblés par l’État.   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Une maladie grave peut rapidement faire basculer quelqu’un d’une vie digne et confortable à la pauvreté, explique l’économiste Ianik Marcil. Selon lui, le système de santé ne soutient pas assez les personnes aux revenus plus modestes.

Un cas d’école
Ianik Marcil a lu l’histoire tragique de Nicole Croteau dans son livre Heureux les pauvres?, paru l’an dernier. Issue d’un milieu très modeste, Mme Croteau rêvait de devenir médecin. Mais à l’âge de 17 ans, son père est tombé malade, et elle a dû interrompre ses études pour le soutenir financièrement. Après un retour à l’université, elle est devenue orthothérapeute, mais elle est tombée malade à son tour. En tant que travailleuse autonome, elle n’a alors pas eu droit à une assurance invalidité. Graduellement, elle a tout perdu : sa profession, ses revenus, son réseau et ses amis, et elle n’a eu droit qu’à l’aide sociale.
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La cote de crédit du gouvernement du Québec | Édito à «La Matinale» (CIBL | audio)

Le ministre des finances Carlos Leitão a annoncé avec fierté que la cote de crédit du Québec était maintenant meilleure que celle de l’Ontario, chose qu’on n’avait pas vu de mémoire de chroniqueur économique.

Mais qu’est-ce que cette fameuse cote de crédit et que ça sa cache?

C’était l’objet de mon éditorial à La Matinale de CIBL ce matin, qu’on peut écouter ici:

L’État québécois a un rôle primordial à jouer dans la légalisation du cannabis (Lettre ouverte)

La légalisation prochaine du cannabis au Canada pose plusieurs questions, notamment économiques (j’en avais parlé dans une récente chronique au magazine Les Éclaireurs). Nous sommes plusieurs à prétendre que l’État a tout à gagner à en assurer la distribution, et ne pas en laisser les profits uniquement au marché.

C’est la raison pour laquelle Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Georges, président de la Fondation québécoise d’éducation en sécurité routière, Line Beauchesne, professeure titulaire au Département de criminologie de l’Université d’Ottawa, David-Martin Milot, M.D., président de Jeunes médecins pour la santé publique, Kenneth Lester, professeur adjoint à la Faculté de gestion Desautels de l’Université McGill et président de Lester Asset Management, Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et moi-même avons signé cette lettre ouverte parue ce matin dans Le Devoir et La Presse. Le texte a été abrégé, en voici l’intégrale aussi disponible sur le site de la CSN.

L’État québécois a un rôle primordial à jouer dans la légalisation du cannabis Continuer la lecture de L’État québécois a un rôle primordial à jouer dans la légalisation du cannabis (Lettre ouverte)

Voir ailleurs si on y est | Chronique à «L’Itinéraire»

La planète est de plus en plus petite, c’est un lieu commun. Mais on mesure mal comment le tourisme a changé la face du monde et notre rapport au monde. C’est l’objet de ma chronique dans le dernier numéro de L’Itinéraire, en vente dès aujourd’hui partout à Montréal!

 

Je suis toujours étonné de voir passer sur Facebook les photos de voyage de mes semblables. Aucune destination ne semble étrangère à mes contacts, qui arpentent la Thaïlande, la Suisse, le Japon, l’Argentine, l’Égypte, l’Afrique du Sud, ou l’Islande. Et ces gens ne sont pas richissimes, il s’agit du « monde ordinaire », de couples, de familles de la classe moyenne. Cela est rendu tellement habituel, qu’on ne s’étonne plus de l’« exotisme » de ces destinations. Il n’y a pas si longtemps, visiter Bankok, Moscou, Le Cap ou Buenos Aires était réservé à une élite fortunée. Plus généralement, le tourisme de masse planétaire aura probablement été l’un des épisodes de démocratisation économique les plus marquants de l’histoire.

La rémunération des grands patrons | Édito à «La Matinale» (CIBL | audio)

Régulièrement, on fait état de la rémunération stratosphérique des PDG des grandes entreprises. Ces derniers jours, le Globe & Mail en a fait la compilation pour le Canada. Les chiffres sont édifiants: la médiane de leurs revenus s’élève à 6,3 millions de $ par année… Parallèlement, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) a publié une étude sur la rémunération des dirigeants des coopératives au Québec; la réalité n’est guère plus réjouissante dans ce secteur.

C’était l’objet de mon éditorial à La Matinale de CIBL, ce matin, qu’on peut écouter ici:

 

Le vrai monde | Entrevue à «La bonne franquette» (CKRL | audio)

Ah! le vrai monde, la majorité silencieuse, la classe moyenne… Objet de fantasmes politiques, on l’invoque à tort et à travers. J’en disais un mot à l’émission « La bonne franquette » de CKRL, hier.

On peut l’écouter, ici.

Pour l’occasion, on accueille en studio Marie-Hélène Gendreau, coordonnatrice artistique au théâtre le Périscope. La bonne franquette invite également Ianik Marcil, économiste et auteur, pour discuter politique du vrai monde et son économie de moyen.

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On parle des « nouveaux dominés » avec Michaël Lachance. En effet, les élites politiques tous azimuts ont-elles oublié en chemin les classes dominantes ? La gauche est-elle un nouveau clergé ? A-t-elle le monopole de la sagesse ou se transforme-t-elle en édicteurs légitimes de bon sens et de morale ? On fredonne des airs populistes avec Félix-Thomas Roy et on questionne l’ère postfactuelle avec Yves Tanguay. Samuel Boulay-Grimard dirige l’orchestre de la cuisine de CKRL et, sur la terrasse, plusieurs surprises pendant l’émission.

 

 

Droits culturels et droit à la culture | Lancement (Ligue des droits et libertés)

Le numéro du printemps de Droits et libertés, la revue de la Ligue des droits et libertés (vol. 36, no. 1) sera lancé ce jeudi à Montréal, au Théâtre Aux Écuries (7285, rue Chabot, Montréal H2E 2K7) à 19h. J’y ai écrit un petit article sur le financement privé et public des activités culturelles (« La privatisation de l’art »).

Au cours de la soirée, j’y prononcerai quelques mots au sujet de mon texte, et on pourra y entendre des témoignages et lectures de poèmes par:
• Ouanessa Younsi, poète ;
• Sylvie Paré, artiste en arts visuels wendat ;
• Steve Bastien, comédien ;
• Amel Zaazaa, travailleuse culturelle et militante féministe ;
• Alice Tran, comédienne ;
• Camille Robitaille, travailleuse à Mémoire des encriers ;
• Christian Nadeau, président de la Ligue des droits et libertés.

Informations, ici et événement Facebook, là.

L’âge de l’obsolescence | Chronique à «L’Itinéraire»

Ma chronique dans le dernier numéro de L’Itinéraire – une réflexion sur l’âge et le vieillissement.

J’ai eu 47 ans ce printemps. L’ordinateur sur lequel j’écris ce texte en a trois. Selon l’« usage » qu’on fera d’un humain ou d’un ordinateur, ces deux âges peuvent signifier une limite bientôt atteinte de leur utilité pour le système économique. Puisque je n’utilise que des fonctions élémentaires de mon ordinateur qui ne requièrent pas une grande performance, il devrait convenir à mes besoins pour plusieurs années encore. Ce qui ne serait pas le cas si j’étais designer graphique ou que je manipulais d’immenses bases de données. Il en va de même pour les êtres humains.