Épidémie de décrocheurs aux États-Unis

Le décrochage scolaire est une plaie de nos sociétés occidentales. On sait que le Québec est la province championne du décrochage, comme le révélait il n’y a pas très longtemps une étude de Statistique Canada. Et le problème est de plus en plus grave; en 2008, c’était 29% des jeunes du secondaire qui ont quitté l’école; près d’un élève sur trois! Chez les garçons, 35%, soit plus de 1 sur 3… À un point tel que le gouvernement du Québec a du se doter d’une Stratégie d’action jeunesse 2009-2014 pour combattre le décrochage.

Ses effets néfastes sont évidents: possibilités professionnelles limitées, précarité, exclusion, la liste est aussi longue que douloureuse pour les décrocheurs. C’est la même chose pour l’ensemble de la société.

Les causes du décrochage sont multiples et structurelles. On ne décroche pas par hasard. L’étude de Statistique Canada démontre que la pauvreté est un des facteurs explicatifs les plus importants, sinon le premier: à Westmount, le taux de décrochage n’est que de 6% alors qu’il dépasse les 40% dans les quartiers les plus pauvres de Montréal.

Une étude récente aux États-Unis démontrent que le facteur ethnique est aussi très important pour expliquer le décrochage. Bien entendu, pauvreté et ethnicité sont fortement reliés. Cela étant dit, cette étude nous apprend que dans certains états, le taux décrochage dépasse les 50%, voire 60% chez les noirs, les hispaniques et les autochtones. C’est non seulement l’avenir de communautés entières qui est hypothéquées, mais des millions d’hommes et de femmes qui se retrouvent dans un cul-de-sac pour le reste de leur vie.

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