Éthique et gouvernance: ça change quoi dans votre quotidien ?

Avec la multiplication des scandales financiers et politiques un peu partout sur la planète au cours des dernières années, les questions éthiques ont de plus en plus mises de l’avant dans les médias et dans les préoccupations des gestionnaires. Qu’est-ce que ça change pour vous ?

Les faits

  • Les actions des gestionnaires et dirigeants d’organisations privées et publiques sont de plus en plus sous la loupe des conseils d’administration, des actionnaires, des consommateurs, de leurs partenaires ou des médias.
  • Le législateur cherche de plus en plus à encadrer, par exemple, le salaire des dirigeants, notamment d’organismes de bienfaisance, comme c’est le cas au Canada avec le controversé projet de loi C-470.
  • Les autorités réglementaires, particulièrement celles qui encadrent les marchés boursiers, sont de plus en plus sous pression pour mettre en place des règles de fonctionnement qui obligent les entreprises cotées en bourse à adopter un comportement répondant à des règles éthiques plus rigoureuses.
  • Il est maintenant d’usage pour les grandes entreprises – mais on le constate aussi de plus en plus chez les organismes communautaires et les ONG – de publier en plus de leurs rapports d’activités annuels un rapport de bonne gouvernance, tant en matière d’équité salariale, d’environnement ou d’implication dans la communauté.
  • Des groupes citoyens, que ce soit les mouvements d’opposition qu’on voit présentement au Québec face à l’industrie du gaz de schiste ou des activistes comme Yves Michaud, surnommé le « Robin des banque » qui usent de leurs privilèges d’actionnaires pour infléchir les politiques de rémunération des dirigeants d’entreprise, ébranlent grandement les projets de grandes entreprises.

Les effets

  • La notion de « gouvernance » prend de plus en plus de place dans la réalité des organisations, tant les entreprises privées que les gouvernements ou les organismes sans but lucratif.
  • Les gestionnaires et dirigeants d’organisations, tant privées que publiques ou communautaire – et j’insiste sur le fait que toutes les organisations sont touchés, ça ne sont pas que les grosses entreprises industrielles qui sont sous pression – devront être de plus en plus transparentes.
  • Qui plus est, la transparence et la nécessité d’adopter un comportement éthique deviendra de plus en plus un facteur de différentiation concurrentiel pour toutes les organisations: les citoyens, leurs clients et leurs partenaires feront des choix de plus en plus teintés par leurs engagements en termes de transparence et d’intégrité

Qu’est-ce qu’on fait ?

  • Il est maintenant impératif pour toutes les organisations, peu importe leur taille, leur activité ou leur nature, de se doter de règles de gouvernance claires.
  • Dans un contexte de concurrence de plus en plus sévère, il maintenant impératif d’utiliser un positionnement éthique fort et un niveau de transparence élevé pour se distinguer.
  • Les gestionnaires et dirigeants doivent accepter qu’ils ne sont plus seuls maîtres à bord: la communauté, les actionnaires, les partenaires, l’État ont et auront un rôle et une influence de plus en plus importants dans leurs décisions stratégiques et tactiques.

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