L’œuvre de Damien Hirst n’a aucune valeur

Il y a quelques jours, un incendie a sérieusement endommagé une grande galerie d’art commerciale de Montréal, la galerie Valentin. Les médias ont relaté que les pompiers avaient réussi à sauver des flammes des dizaines d’œuvres des plus grands peintres classiques québécois (Riopelle, Borduas, Fortin, Lemieux, Leduc), en soulignant à grands traits qu’ils représentaient une valeur de « plusieurs millions de dollars. » Lorsqu’il est question d’arts visuels dans les médias, la question de la valeur monétaire intervient souvent très rapidement.

Dans la première édition de cette chronique, j’écrivais que le travail des artistes a une valeur qui n’est pas économiquement quantifiable, ne l’a jamais été, ne le sera jamais et n’a pas à l’être, malgré le système marchand dans lequel il s’inscrit. Pourtant, il y existe un « marché de l’art », des œuvres sont vendues par des artistes et des galeristes, on retrouve une étiquette de prix au bas des toiles, il existe des catalogues recensant la « cote » des artistes, etc. « For the Love of God » de Damien Hirst a été vendu pour 50 millions de £ en 2007 (environ 80 M $ aujourd’hui). « Hanging Heart » de Jeff Koons, pour 23,6 millions de $ la même année.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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