L’Art de ruelle au musée

La petite fille de ma blonde a appris à la maternelle que les graffitis, c’était mal. Lorsque nous sommes passés devant un magnifique graffiti (voir photo), elle s’est instantanément exclamée: « C’est mal de faire des graffitis. » (Ironiquement, il s’agit en fait d’une série de graffitis composant une magnifique murale, commissionnée par un organisme communautaire d’insertion sociale pour adolescents.) Au-delà du fait que j’eus été outré qu’on inculque ce genre de diktats moraux sans nuance à de jeunes enfants, j’étais heureux de constater que le graffiti conserve encore sa valeur subversive et sa saveur de révolte.

Car depuis quelques années, il semble que le « street art » (graffiti, land art, etc.) s’institutionnalise de plus en plus (cf Cormier, 2006 et Kaizen, 2007). Le phénomène n’est pas nouveau et touche plusieurs formes d’art difficilement « institutionnalisables, » la performance, par exemple (Wheeler, 2003). Les arts vivants, in situ ou éphémère sont par nature le casse-tête des conservateurs de musée. Le street art, entendu comme une action illicite altérant l’apparence une propriété privée ou publique, quant à lui, est généralement le casse-tête des conservateurs, au sens politique du terme, cette fois.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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