Le lampadaire et l’œuvre d’art

Ma dernière chronique a suscité beaucoup de commentaires. J’y prétendais, essentiellement, qu’une œuvre d’art ne se « consomme » pas, à tout le moins pas de la même manière qu’un hamburger, car elle possède certaines caractéristiques qui lui sont propres: unicité, expérience esthétique transcendantale, etc.

En cela, l’œuvre d’art (c’est vrai des arts visuels comme de la littérature, peu importe la discipline) ne peut être « demandée » comme on demande un hamburger – car je ne sais pas avant de l’avoir consommée ce qu’elle m’apportera. On m’a fait remarquer qu’il pouvait en être de même du premier hamburger. Cela est vrai, j’ai pris un raccourci rhétorique qui biaise mon argument: le point de vue individuel. J’aurais plutôt du prétendre que la « demande pour les œuvres d’art » dans son ensemble, la société, ne peut « demander » l’œuvre de Van Gogh avant qu’elle n’émerge de l’esprit créateur de l’artiste et apporte, ainsi, une révolution.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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