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Oui, je suis féministe

Je n’en rajouterai pas sur le cas Dominique Strauss-Kahn. Les âneries abyssales prononcées par certains hommes très connus (Bernard Henri-Lévy, Jean-François Kahn, notamment) mais aussi par certaines femmes en France me font honte. On a eu recours à une bibliographie complète de sociologie appliquée pour expliquer le comportement d’une certaine caste médiatique et politique du Royaume de France de la République française.

C’est là que le bât blesse: expliquer. Il n’y a pas d’explication à donner à cette histoire. Il n’y a que deux choses à faire: 1. attendre le procès (d’ici là l’accusé est présumé innocent) pour savoir si cet homme est coupable ou non; 2. condamner le geste pour lequel il est condamné, qu’il soit coupable ou non. Le viol est l’une des formes les plus graves – sinon la plus abjecte – de violence faite aux femmes. Point. Ajoutons que les circonstances sont aggravantes, moralement, lorsque le violeur est en situation de pouvoir (hiérarchique, économique, symbolique) sur sa victime.

Je suis féministe et en suis fier. Être féministe exige notamment de condamner haut et fort l’insidieuse rhétorique atténuant la gravité de la violence faite aux femmes déguisée en pseudo-explication sociologico-culturelle. Ce qui n’ajoute pas l’insulte à l’injure, mais plutôt le mépris à l’imbécilité.

À lire:

Denise Bombardier, « Autre pays… » dans Le Devoir.

Mona Chollet, « Les informulés d’une rhétorique sexiste » dans Le Monde diplomatique

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