Intimité de la violence

Les arts visuels entretiennent un lien paradoxal avec l’intimité. D’une part, la création de l’œuvre se fait généralement dans la plus parfaite intimité, dans l’espace clos d’une zone de mise en danger personnelle. D’autre part, la diffusion de cette œuvre implique nécessairement le bris d’intimité, mais généralement sans contact avec l’auteur de l’œuvre. Dans la contemplation de l’œuvre naît une nouvelle intimité, entre l’œuvre et le « spectateur ». Une expérience esthétique qui n’appartient qu’à ce dernier.

La performance, qui, malgré qu’elle soit à la croisée du théâtre, de la danse, de la poésie déclamée, et que sais-je encore, trouve essentiellement et étrangement sa source chez les plasticiens. Comme si la solitude de l’intimité était insupportable et appelait un besoin criant de rejoindre l’autre.

La semaine dernière, le Péristyle Nomade présentait à Montréal la 4e édition de son « Écho d’un fleuve, » trois jours regroupant des dizaines de performeurs. Le thème cette année était « IN/EX »: « Comment l’espace INtérieur de nos demeures peut-il rencontrer l’espace EXtérieur de notre ville? Quelle forme d’INtimité peut-on retrouver sur le territoire urbain avant de basculer dans l’EXtimité, ce besoin de se dévoiler publiquement? » (extrait du feuillet de présentation).

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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