Je n’aime pas les hymnes nationaux

« Qu’un homme puisse prendre plaisir à marcher au rythme d’une fanfare militaire, suffit à me le rendre méprisable. » (Einstein)

Aujourd’hui 1er juillet, c’est la fête nationale du Canada. Lundi, celle des États-Unis, dans une quinzaine de jour, celle de la République française. En vieillissant, j’ai de plus en plus de difficultés avec le nationalisme en général et avec les fêtes nationales en particulier. Les hymnes nationaux guerriers, fermés sur l’Autre, glorifiant les victoires sanglantes du passé.

Le refrain de La Marseillaise donne des frissons dans le dos: « Aux armes, citoyens / Formez vos bataillons / Marchons, marchons! / Qu’un sang impur / Abreuve nos sillons! » Le Ô Canada n’est pas en reste, quoique moins violent: « Ton front est ceint de fleurons glorieux! / Car ton bras sait porter l’épée, / Il sait porter la croix! » – sans compter un appel à la soumission à Dieu et au Roi:

Amour sacré du trône et de l’autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel!
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi :
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères,
Le cri vainqueur : «Pour le Christ et le roi!»

Un coup parti, écoutons le Chœur de l’Armée rouge le chanter:

2 réflexions au sujet de « Je n’aime pas les hymnes nationaux »

  1. Il faut écouter avec soin toute la Marseillaise. Ainsi le couplet des enfants:
    « Bien moins contents de leur survivre
    Que de partager leur cercueil
    Nous aurons pour sublîme orgueil
    De les venger, ou de les suivre »

    Et un peu avant, dans le même ordre d’idées:
    « S’ils tombent, nos jeunes héros
    La terre en produit de nouveaux
    Comme nous, prêts à se battre »

    Ah, monsieur. Dans ce temps-là, les hommes étaient pas feluettes comme aujourd’hui. 😉

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