Lynda Tremblay, critique et théoricienne

Toute cette cacophonie, cette hétérogénéité qui fonctionne à la fluidité perpétuelle et à la juxtaposition, à la simultanéité, ne peut plus être restituée par un récit, une structure narrative impliquant une vectorisation, une successivité d’iridescents. Iridescent pour dire « je découvre et je parcours la lumière. » D’où la violence et l’inconfort. Mais aussi ancrage dans le réel et dans l’instant.

Les textes abscons de ce style abondent dans l’univers des arts visuels: critiques et théoriciens semblent rivaliser pour produire les propos les plus amphigouriques, inintelligibles, prétentieux et criblés de néologismes inutiles.

En l’occurrence, ce paragraphe est un montage. La première phrase (jusqu’à « successivité, » inclusivement) est tiré d’un texte de Régine Robin dans la revue Intermédialités (Robin, 2009, p.41). La seconde (incluant « d’iridescents » de la phrase précédente) est tirée d’une émission de la télévision communautaire animée par Lynda Tremblay, traitant de décoration intérieure. Les deux dernières phrases sont de moi, tirées d’une chronique précédente, ici même : Intimité de la violence.

Un mot sur Lynda Tremblay. Elle est depuis quelques années, bien malgré elle, une vedette des médias sociaux. En effet, des extraits de ses émissions sont partagés et visionnés par des dizaines de milliers de personnes sur YouTube. Sa popularité tient essentiellement au fait qu’elle emploie des formules fleuries, c’est le moins qu’on puisse dire, au sens souvent obscur: « Le romantisme temporel avec du jaune qui se trouve cendré, » « La bordure qui réellement fait un effet de mystère, un effet de conquérant si on veut, » « La peinture a la source de nous produire des effets » ou « L’un des premiers est le romantisme temporal. Le romantisme temporal c’est quelque chose qui est retiré anciennement du glamour » en sont de délicieux exemples.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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