Frères de Limbourg, Les Très Riches Heures du duc de Berry (1412-1416)

Bienveillance de l’œuvre

Frères de Limbourg, Les Très Riches Heures du duc de Berry (1412-1416)Insérez « œuvre d’art, » « marchandise, » « argent, » « artiste » et « utilité » dans la même chronique et vous obtiendrez à coup sûr de nombreuses réactions. Cela a été invariablement le cas à propos de certaines de mes chroniques ici, mais aussi de conversations diverses et variées.

Les arts occupent dans notre société une place singulière. Ils participent du tabou, du sacré, du mythique. Assimiler une œuvre d’art à une marchandise, intégrer la production artistique au système marchand, c’est les désacraliser, les rendre vulgaire, au sens ancien : l’art ne peut se confondre au commun, à l’habituel, au trivial. Car même si nous participons tous, malgré nous, au système marchand, le substrat de notre morale judéo-chrétienne répugne à lui accorder quelque valeur de noblesse. Considérer l’œuvre d’art comme marchandise heurte cette morale.

 

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié sur le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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