L’art libérateur

La semaine dernière, je prétendais que l’artiste avait cette particularité de pouvoir transformer notre désir en besoin. L’artiste est un ouvrier qui transforme la matière et en cela il n’est pas différent de n’importe quel travailleur. Qu’il participe de l’économie matérielle ou immatérielle.

Mais de tout temps, les penseurs de l’économie et de la société ont eut bien du mal à appréhender la nature véritable du travail de l’artiste. Créateur de l’unique, en marge du système marchand mais s’y frottant nécessairement, il n’a évidemment pas de patron, mais pas vraiment de client non plus. À tout le moins pas au même sens que l’avocat ou le plombier.

Dans la perspective de Marx, le travail est une marchandise particulière en ce qu’elle permet au propriétaire des moyens de production de créer du profit (la plus-value). En cela, il ne s’oppose pas aux grands penseurs du libéralisme. Et dans la perspective de l’économie du savoir qui est la nôtre, elle est toujours actuelle. Marx ajoute que le travailleur, en cédant au capitaliste (le propriétaire des moyens de production) cette plus-value, est exploité. Cette exploitation conduit à son aliénation au système capitalisme, au sens propre: dépossédé, il est soumis au processus de production capitaliste.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié dans le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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