Sale temps pour l’apocalypse

En ce début de 21e siècle, les arts visuels devraient être apocalyptiques. Nous vivons des temps non pas apocalyptiques, mais catastrophistes. Le catastrophisme et l’eschatologie assurent la bonne hygiène du discours politique contemporain. L’incapacité des États à apporter une réponse rapide et efficace tant au réchauffement climatique qu’aux dérives sous-totalitaires des guerres locales constituent un vecteur de choix à la prolifération de ces idées (cf. Debray 2011).

Pourtant, les réponses des intellectuels en général et des artistes en particulier à ces réalités me paraissent singulièrement ténues et isolées. Le cyberpunk lui-même s’essouffle et se cherche; les dystopies paraissent ridicules face à la concrétisation des cataclysmes sociaux, politiques, économiques et écologiques actuels.

Les propositions des artistes visuels actuels se cantonnent à des zones locales de revendications et d’indignations. Bien sûr la fin des grandes narrations est consommée depuis une éternité. Évidemment l’universalisme des positions esthétiques a trépassé depuis belle lurette. Pourtant, l’appel d’air historiographique du catastrophisme nouveau devrait faire renaître le mouvement des contre-utopies, les visions ancrées dans l’histoire de notre situation actuelle qui semble, pourtant, inéluctablement participer d’un hyper-présent.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié dans le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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