Midas à l’encan

L’année 2011 aura été une année record pour le marché mondial de l’art, comme l’atteste une analyse de Beautiful Asset Advisors, LLC. Globalement, la valeur du marché de l’art, mesuré par l’indice « Mei Moses All Art, » a augmenté de 11% l’an dernier. Cette performance dépasse largement celle des marchés boursiers. L’indice S&P500 d’actions américaines n’a augmenté que de 2% au cours de la même période. Depuis 10 ans, le marché de l’art a battu celui des actions boursières six années, enregistrant un rendement moyen de 7,8% contre 2,7% pour le S&P500. Bien plus, il est historiquement démontré que la valeur du marché de l’art est contrecyclique: lorsque les valeurs boursières sont déprimées, celles de l’art sont en hausse. On serait porté à croire que l’art agirait donc comme une « valeur refuge » pour les investisseurs.

En réalité, il semble que nous vivions présentement un deuxième « boom » du marché de l’art, après celui du début des années 1980 (qui avait suivi, lui aussi, une sévère crise économique, après le deuxième choc pétrolier de 1979). Qu’est-ce qui a changé, depuis vingt ans?

Trois phénomènes ont pris de l’importance – phénomènes qui suivent étroitement le développement économique mondial:

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié dans le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

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