Sur l’économisme – entrevue à CKRL

Le 8 février dernier, j’ai donné une entrevue à l’émission La Fausse Patte de CKRL, radio indépendante de Québec. L’animateur, Christian Saint-Pierre, désirait connaître mon opinion sur les dérives communes que nous connaissons de l’économisme. Plus spécifiquement sur deux de mes textes publiés sur Voir.ca: d’une part sur la prise de position du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu qui considérait que le coût relié aux procès et/ou à la détention de meurtriers irrécupérables était trop élevé et, d’autre part, sur l’utilisation de l’argument des coûts économiques du suicide.

On peut entendre l’intégralité de l’entrevue, ci-dessous (durée: env. 25 min.).

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En deux mots, je prétends que notre culture politique est souvent trop caractérisée par la mise au premier plan des considérations économiques, financières et comptables dans nos décisions collectives. Certes, les conséquences économiques de nos choix politiques sont indiscutablement essentielles, nécessaires et importantes. Cependant, je suis persuadé que nous avons évacué, depuis une cinquantaine d’années, le politique de la politique par notre adhésion à une pensée utilitariste primaire, laquelle adhésion place en amont des décisions politiques un simple calcul économique. Pourtant, une véritable vie politique commune commanderait que nous nous entendions d’abord sur une vision de principe sur ces questions importantes et essentielles (peine de mort, éducation, rôle de l’État dans le développement des arts et des sciences, par exemple) et que nous analysions, par la suite, leur mise en place pratique, ce qui inclut une évaluation des coûts des solutions choisies. Je n’exclus donc pas, bien évidemment, une discussions sur les coûts et les conséquences économiques de nos décisions collectives mais j’en appelle à une vision politique et morale qui les sous-tendent.

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