L’affaire Oasis/Lassonde et l’accélération des choses

L’«affaire» Oasis/Lassonde qui a secoué le petit monde du web 2.0 le week-end de Pâques demeure un problème de gestion de crise au final plutôt classique. Mais est-ce que les médias sociaux changent la donne dans une situation comme celle-là ?

Il s’agit d’une affaire en trois actes:

  1. Un média « traditionnel » a mis en lumière une situation donnée, ici les recours judiciaire de Industries Lassonde, inc. contre une PME qui met en marché une gamme de produits de soins corporels à base d’huile d’olive, Olivia’s Oasis. Cette poursuite visait, pour Lassonde, à « protéger » sa marque très connue de jus de fruits, Oasis.
  2. Des consommateurs s’en sont indignés et ont fait appel au boycott des produits de Lassonde, considérant injuste les décisions de cette entreprise envers la PME.
  3. Lassonde a réagi pour réparer les pots cassés et en donner un maximum en promettant de changer ses pratiques et se distanciant de toute intention de poursuites abusives (assimilées à un « slapp »).

Dans les années ’70 quand j’étais enfant, ma mère boycottait je ne sais plus combien de produits pour autant de causes différentes. La différence, c’est qu’à l’époque, il fallait qu’une association de consommateurs, par exemple, convoque une conférence de presse et que les consommateurs, comme ma mère, prennent la plume ou la dactylo pour écrire à la compagnie et organise le boycott à coup de tracts et de manifestations.

Les médias sociaux, comme toutes les technologies, accélèrent les dynamiques déjà présentes. Le téléphone, et plus tard le courriel, ont accéléré la conversation à distance qui existait déjà dans la correspondance classique.


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