Pour le bien des communs

Nul n’est contre la vertu, c’est bien connu. Le « bien commun » demeure un terme évoqué de manière ostentatoire, quasi mystique, par la gauche économique et politique. S’y opposerait le bulldozer néolibéral qui ne magnifierait que l’intérêt et le bien privés. Une vertu dont la promotion semble inévitable à ces gauches.

Pourtant, la réalité est bien évidemment moins simple. Depuis quelques décennies s’élabore une réflexion autour des « communs » – traduction littérale des « commons » en anglais qui dépasse beaucoup le bien commun autant que les biens communs avec lesquels on les confond.

Or le commun réfère au partage de ressources communes, de richesses dont nous devons prendre soin comme collectivité. Cette réflexion cherche, bien plus, à dépasser les exemples évidents (l’air et l’eau, par exemple) pour les étendre à de larges pans de notre vie matérielle. Peut-on, par exemple, penser la conceptualisation et la production d’un produit à l’extérieur de la production capitaliste et de la commercialisation marchande classique? Le mouvement « open source » répond par l’affirmative à cette question. On produit même une voiture « open source » avec le projet Wikispeed, un fabricant de voiture modulables.

Il y a quelques semaines, Communautique a réuni des intellectuels et acteurs dans leurs communautés qui militent pour la promotion de ces communs. La petite vidéo ci-dessous synthétise les discussions de l’École des communs.

 

Laisser un commentaire