Cinq résolutions pour 2014 (vidéo | RDI)

IanikMarcil-RDI-Résolutions-2014Gérald Fillion anime une émission spéciale de RDI-Économie « Résolutions 2014 » à laquelle je participe en compagnie de Martine Hébert, porte-parole nationale de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et de Jean-Luc Landry, président de Gestion de portefeuille Landry.

On peut écouter cette émission spéciale sur le site de RDI.

Étant donné que je privilégie l’engagement collectif sur l’engagement individuel, mes résolutions seront donc proposées à notre collectivité.

1. Analphabétisme et littératie. Le haut taux d’analphabétisme fonctionnel au Québec (49%) est une tragédie morale et sociale mais aussi économique. Dans une économie où la connaissance et la maîtrise de l’information est à ce point centrale, chaque année qui passe creuse le fossé entre les citoyens et donc les travailleurs : on crée, collectivement, une classe de travailleurs sous-outillés pour s’insérer dans l’économie actuelle. Il y a donc urgence à s’attaquer à ce problème qui est à la base d’un grand nombre de nos problèmes économiques et sociaux. Des investissements massifs – et pas uniquement en argent ! – doivent être faits pour augmenter radicalement le taux de littératie au Québec.

2. Régimes de retraite. À moyen terme, la question des régimes de retraite est probablement la plus urgente au Québec. Au cours des cinq dernières années, les déficits cumulés des régimes de retraite sont passés de 4,5 à 40,6 G$ ; 30% des salariés (1 million) n’ont aucune couverture et 18% n’ont qu’un REÉR. Même si le gouvernement a tabletté le rapport D’Amours, il est urgent que nous ayons décidions collectivement de ce que nous désirons faire. Pour ma part, je milite pour une bonification du régime public, qui est l’un des moins coûteux et qui gère le mieux les risques tout en assurant l’équité transgénérationnelle.

3. Recherche, innovation et entrepreunariat. Après le dépôt de la nouvelle PNRI du gouvernement Marois, il est important que la société civile se mobilise pour favoriser une plus forte culture de l’innovation et de l’entrepreneurship. On a trop tendance à attendre des institutions publiques (centres de recherche, universités…) et de la grande entreprise le moteur de l’innovation. Or les communautés ont aussi leur responsabilité : l’innovation n’est pas que développement technologique, elle est aussi organisationnelle et sociale, par exemple. J’en appelle particulièrement aux élus locaux à ce qu’ils mobilisent leurs communautés à des efforts collectifs d’innovation. Une avenue que nous devrions collectivement privilégier est le développement de technologies et de transformations de nos manières de faire pour préparer l’ère post-pétrole.

4. Culture et créativité. Une société qui valorise et stimule les arts, la culture et la créativité est non seulement une société meilleure, elle est aussi plus riche, économiquement. Il est important, à mes yeux, que le gouvernement et tous les acteurs économiques du Québec poursuivent l’élan insufflé par l’Agenda 21C. Les arts et la culture doivent être au cœur de l’idée même de développement économique, autant de la part des entreprises privées que des communautés.

5. Développement régional. Plusieurs régions du Québec sont encore très fragiles économiquement, à la merci de l’exploitation de ressources naturelles dont elles ne bénéficient pas – quand ça n’est pas que lesdites ressources ne sont plus exploitable. Des progrès ont été réalisés pour les revitaliser et stopper l’exode des jeunes, mais c’est encore bien peu. J’en appelle à une institution qui est négligée en développement économique régional : les Cégeps. Bien implantés dans la vie des régions et avec, notamment, leurs CCTT (centres collégiaux de transfert de technologie), les Cégeps pourraient jouer un rôle fédérateur pour développer les régions, par l’innovation tant technologique que sociale.

Laisser un commentaire