L’économie du partage: une expression du capitalisme sauvage 2.0? (L’Esprit libre | audio)

Le magazine L’Esprit libre propose depuis le début de l’automne une série de podcasts. Le quatrième épisode était consacré à l’économie du partage et à son impact sur le travail et le salariat. En compagnie de Lucie Lamarche, Carole Boucher et Alexandre Bigot, j’y discutais de ces enjeux, particulièrement reliés aux très grands joueurs comme Airbnb ou Uber.

Ça s’écoute ici.

Pour ce quatrième épisode de Voix libres, nous nous intéressons aux impacts de l’utilisation des différents services de « l’économie du partage » sur les travailleurs et travailleuses – que ces plateformes appellent plutôt « collaborateurs et collaboratrices ». Une adéquate illustration de leur précarité : ils se situent entre salariat et travail autonome, deux notions bousculées par les entreprises collaboratives.

Parmi les exemples les plus célèbres, Uber et Airbnb. Sous-couverts de nombreux avantages à la fois pour les collaborateurs et les usagers, ces deux géants reproduisent les mêmes écueils que l’économie capitaliste.

Hormis les travailleurs, nous nous penchons aussi sur les acteurs externes et sur la ville. Comment ces plateformes sont-elles encadrées et régulées? Que changent-elles à la notion de travail et de logement?

Afin de faire la lumière sur cet enjeu, nous recevons quatre spécialistes du sujet :

Ianik Marcil est économiste indépendant et chroniqueur pour plusieurs médias, dont Radio-Canada, Ricochet et CIBL. Il se spécialise notamment en innovations technologiques et transformations sociales, ainsi qu’en justice économique. Il publiera prochainement un ouvrage sur les nouvelles configurations du monde du travail face à la robotisation, l’économie collaborative et du partage.

Carole Boucher est coordonnatrice du Comité logement du Plateau Mont-Royal, qui fait mène présentement une campagne pour interdire l’hébergement touristique par les plateformes de type Airbnb.

Lucie Lamarche est professeure au département de sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse entre autres aux relations de travail atypiques et à leurs conséquences sur les travailleurs et travailleuses.

Alexandre Bigot est membre actif de OuiShare Québec, un organisme qui fait la promotion des valeurs de l’économie collaborative. Il est également conseiller pour le Bureau de l’innovation du mouvement Desjardins sur les sujets des émergences collaboratives.

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