Présence au Salon international du livre de Québec

Je serai présent au Salon international du livre de Québec en séances de dédicaces pour mon livre Les Passagers clandestins, au stand des éditions Somme toute (157):

Aujourd’hui le vendredi 7 avril, de 18h à 19h30 et

demain le samedi 8 avril, de 15h30 à 17h.

Au plaisir de vous y croiser!

 

Les défis du 21e siècle | Conférence (Cégep de L’Asssomption)

Très belle discussion cet après-midi avec le collègue David Descôteaux au cégep de L’Assomption à l’occasion de leur «Semaine des éveilleurs de conscience», sous le thème «Les défis du 21e siècle». Environ 175 jeunes éveillés, attentifs et brillants ont discuté avec nous des défis du Québec d’aujourd’hui et de demain, sur les questions de la santé, de l’éducation et de l’équité. (Et David et moi, on ne s’est pas trop chicanés.) Il se fait de bien belles choses dans nos collèges. Je suis toujours très impressionné de la qualité du programme de ces semaines thématiques et encore plus du niveau d’intérêt de la part des élèves et de la qualité des discussions que nous avons. Chapeau, les cégeps!

Pour vous donner une idée des activités prévues au cours de cette semaine, ce petit article.

Cabaret Carrefour Absolu 6e édition

Ce soir, Absolu Théâtre et le Carrefour Parenfants présentent le Cabaret Carrefour Absolu 6e édition. Un spectacle plein de vie, de rires et de talents, doublé d’un encan très, très chouette. Ces deux organismes importants de Hochelaga-Maisonneuve montrent que le théâtre peut aider concrètement les jeunes du quartier. Une initiative fabuleuse! La soirée est sous la présidence d’honneur de la non moins fabuleuse Ève Landry. À titre de membre du CA d’Absolu depuis tout ce temps, je ne cesse de m’émerveiller du beau et du bon que ces organismes réalisent.

Si vous ne pouvez y être, vous pouvez faire un don, petit ou grand, par ici.

À ce soir!

Extramoyen: splendeur et misère de la classe moyenne

Demain le 4 avril, à l’Espace libre à Montréal, aura lieu la première de la nouvelle pièce du Nouveau théâtre expérimental, Extramoyen: splendeur et misère de la classe moyenne, de Pierre Lefebvre et Alexis Martin. J’ai eu l’honneur d’avoir donné un petit coup de main aux auteurs au cours de leur recherche. En voici le résumé:

Tout au long de sa campagne électorale, Justin Trudeau proclamait qu’il avait un plan pour la classe moyenne. Mais sait-on, au juste, ce qu’est la classe moyenne aujourd’hui? Est-elle, comme plusieurs l’affirment, une espèce en voie d’extinction? Un concept moribond? Et s’il s’avère encore possible de circonscrire cette classe sociale chez nous, au Québec, que nous dit-elle en tant que société, qu’elle soit distincte ou non? Quelles sont les particularités de ce groupe servant de zone tampon entre les nantis et les démunis?

Submergés que nous sommes par le crédit et la dette, essoufflés par la logique de production-consommation et cette exhortation à la performance qui s’insinue dans nos vies publiques et privées, pouvons-nous encore trouver refuge dans un espace-temps permettant de réfléchir au(x) sens de nos existences, à la communauté de nos destins ? Ce sont tous ces enjeux – et bien d’autres encore – que la pièce EXTRAMOYEN, splendeur et misère de la classe moyenne abordera avec vigueur, ludisme et entrain! Par le biais d’une enquête, aussi divertissante qu’instructive, les artisans du NTE vous convient à la rencontre d’une famille « ordinaire » censée appartenir à la classe moyenne. Autour de ce noyau, gravitera une étonnante galerie de personnages de petite, moyenne et grande envergures; tous porteurs de révélations singulières, le plus souvent éclairantes.

Cette nouvelle création est l’occasion, pour le NTE, de renouer avec un collaborateur de longue date, Pierre Lefebvre, dramaturge et rédacteur en chef de la revue Liberté, qui signe le texte de la pièce, conjointement avec Alexis Martin.

Robotisation, intelligence artificielle et sens du travail | Conférence (Communautique)

Dans le cadre de la «Nuit des débats» de l’INM, Communautique propose une réflexion-discussion autour de la robotisation, de l’intelligence artificielle et du sens du travail. Cet après-midi à 16h à la salle du musée du carrefour d’innovation INGO (355, Peel) et c’est entrée libre! J’offrirai une présentation d’environ 45 minutes qui sera suivie d’échanges. Au plaisir d’en discuter avec vous!

 

La nouvelle phase d’automatisation que nous traversons présentement (la « 4e révolution industrielle ») se base sur la mise en service industrielle de machines apprenantes, qu’elles soient matérielles ou numériques. Ces innovations technologiques prennent en charge graduellement des tâches réservées jusqu’à maintenant aux humains. S’il s’agit d’une continuité dans l’évolution du capitalisme, elles causent néanmoins un saut qualitatif inédit dans l’organisation de la production et, plus particulièrement, dans la définition du travail. Parallèlement à d’autres transformations économiques majeures, l’emploi salarié, la chaîne de valeur et l’organisation de la production bouleversent notre conception même de ce que constitue le travail humain.

Sous forme de discussion-laboratoire, cette activité propose une réflexion sur l’avenir du travail, des interrelations économiques et, plus largement, de la solidarité sociale.

Le revenu minimum garanti: une bonne idée? | Table-ronde (Centre de recherche en éthique)

Dans le cadre de ses Points de l’Actualité, le CRÉ est heureux de vous annoncer qu’une table ronde consacrée au « revenu minimum garanti » sera tenue à la librairie Olivieri, le soir du 23 mars 2017. Qu’est-ce que le revenu minimum garanti? À quel type de problèmes répond-t-il? Il s’agira dans cet atelier de mieux cerner les caractéristiques générales, ainsi que les arguments théoriques et pratiques qui se trouvent au fondement du projet pour le Québec d’un  revenu minimum garanti. S’agit-il du même projet qu’on trouve ailleurs sous le nom d’allocation universelle, de revenu de base ou de revenu universel? Il s’agira surtout d’examiner ses conditions pratiques: quel serait le montant d’un tel revenu? Comment le financer? Est-il possible qu’il remplace les filets de sécurité sociale sans renforcer les inégalités et sans augmenter la précarité des personnes? Comment s’assurer que les droits sociaux seront respectés?
Pour discuter de ces questions, trois intervenant(e)s:
Sylvia Bisonnette, Groupe de recherche et de Formation sur la Pauvreté au Québec
Marie-Pierre Boucher, professeure au département des relations industrielles, UQO
Ianik Marcil, économiste indépendant
Organisation et animation: Christian Nadeau, professeur de philosophie, UdeM.
Les intervenant(e)s présenteront à tour de rôle pendant une dizaine de minutes chacun. Suite à cela, ils/elles auront l’occasion de répondre à leurs collègues, avant que la discussion ne soit ouverte au public.

La fracture numérique | Table-ronde (Conférence «Métropolis»)

Cet après-midi, je participe à une table-ronde au 19e Congrès national Métropolis sur la fracture numérique, probablement l’un des plus grands défis actuels pour le développement économique et la justice sociale, avec Mario Asselin, Michelle Blanc et Marc Lijour. L’événement est organisé par Nathalie Rochefort, présidente de DeGama.

À 15h45 au Sheraton Centre-Ville Montréal.

 

Ajout – quelques traces:

«Agir ensemble» de Christian Nadeau | Lancement

Demain soir sera lancé le nouvel ouvrage de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, Agir ensemble: Repenser la démocratie syndicale dont j’ai eu l’honneur de diriger l’édition chez Somme toute. J’aurai l’honneur d’animer une discussion avec l’auteur, Mélanie Laroche (Relations industrielles, UdeM) et Marianne Kempeneers (Sociologie, UdeM). Informations, ici.

Nos démocraties marchent sur une seule jambe. Difficile d’avancer dans de telles conditions. Une démocratie ne peut se contenter de mécanismes représentatifs. Elle doit aussi compter sur une véritable vie participative. Les deux vont de pair. Ce qui est vrai de nos sociétés l’est aussi du monde syndical. Il faut allier représentation et participation, c’est-à-dire combiner deux modèles de démocratie syndicale. Un premier, celui de la démocratie représentative, tel qu’il est visible dans les assemblées générales et les congrès. Un autre, celui de la démocratie délibérative, qui implique de construire des lieux d’échanges indépendants, dynamiques et novateurs. À partir d’une réflexion sur les interactions politiques, ce livre tente d’exposer les principales menaces internes au monde syndical et comment une alliance entre représentation et participation permettrait d’atténuer leur effet. Le syndicalisme est une lutte collective. Pour agir ensemble, il faut penser ensemble. Et penser ensemble implique de parler entre nous. En réformant de l’intérieur sa propre démocratie, le syndicalisme pourra contribuer de manière significative à changer aussi la nôtre.

 

«La langue affranchie» – Nouveau livre de Anne-Marie Beaudoin-Bégin

Le nouvel ouvrage de Anne-Marie Beaudoin-Bégin, L’insolente linguiste, sera en librairie début avril! Vous avez aimé La langue rapaillée? Vous adorerez La langue affranchie! Une explication rigoureuse de la dynamique d’évolution d’une langue et un plaidoyer bien senti pour que les Québécoises et les Québécois soient fiers de leur langue. J’ai eu encore une fois le bonheur d’éditer ce petit bijou de livre et Matthieu Dugal nous fait l’honneur d’une jubilatoire préface. Lancements prévus à Québec et à Montréal autour du 5 avril prochain, détails à suivre!

Typologie de l’économie collaborative à Montréal

Le 18 décembre dernier, je donnais une conférence sur l’économie collaborative à Communautique, à Montréal. L’Association BUG de Rennes en Bretagne était présente et en a fait un chouette résumé que je reproduis ici:

Conférence à haute valeur ajoutée organisée par Communautique ce vendredi 18 décembre 2015 dans les locaux de l’École de Technologie Supérieure de Montréal. Ianik Marcil, économiste et administrateur de Communautique nous éclaire dans ce magma de concepts naissants sur les nouvelles formes économiques, en proposant d’extrapoler les tendances émergentes (circulaire, collaboratif, partagé, participatif…) à travers un essai de typologie. En quoi ces nouveaux modes de collaboration, de partage… changent ils nos perceptions ? Et quels sont les impacts sur la justice sociale de ces nouvelles modalités de faire l’économie ?

Ces changements viennent bouleverser à l’évidence la chaîne matérielle : production, échange et consommation sont transformés.

Ianik Marcil structure son exercice autour de trois grandes familles et nous propose de poser quelques éléments caractéristiques de ces formes économiques nouvelles :

– L’ économie collaborative ou économie participative : Le principe est de participer au design de nouveaux produits, à l’exemple de Wikipédia. Le mode de fonctionnement y est décentralisé, horizontal et s’organise sans coordination hiérarchique. L’économie collaborative se caractérise par une absence de transaction effective (vente de produits). Selon l’intervenant, « la consommation est consubstantielle à la production/contribution ».

– L’économie du partage : elle se caractérise par la valorisation d’actifs inactifs, en leur conférant un caractère d’utilité sociale (au sens nord-américain : une utilité pour la société). Les exemples majeurs, qui ont d’ailleurs focalisés l’attention des participants, sont Uber et Airbnb. Si dans ces deux exemples souvent extrapolés, emprunts d’un succès mondial, la monétisation est l’objectif principal, d’autres projets d’économie du partage ne génèrent pas systématiquement une monétisation. On peut citer couchsurfing ou d’autres plateformes de partage d’outils ou de services, qui fleurissent localement.

– Enfin l’économie circulaire vise la récupération de produits gaspillés, à l’image de l’association rennaise La Petite Rennes, d’Envie ou encore l’expérience foodsharing.de de frigos urbains à Berlin. Le principe consiste alors à créer de la valeur marchande à partir d’actifs non marchands.

Ianik Marcil nous invite alors à l’extrapolation en avançant une incontournable « uberisation » de la société : monétisation par un tiers / modification des signaux de qualité-confiance / fin du salariat et prise de pouvoir du consommateur / récupération par imitation. Alors qu’à l’opposé, la « wikisation » invite tout citoyen à se transformer en producteur non rémunéré. Enfin, la valorisation des communs illustre une forte tendance à une réappropriation en dehors des institutions traditionnelles.

Ces formes naissantes interrogent la nature même de l’activité économique : la richesse est t-elle exclusivement celle que l’on comptabilise via le PIB ou bien une somme d’autres modes d’opération, de fabrication et de distribution plus difficilement comptabilisables ? En France, Patrick Viveret a largement contribué à l’analyse du sujet en relevant l’ineptie des modes de comptabilisation du PIB, où des catastrophes écologiques contribuent au PIB national, quand l’engagement bénévole de millions de français n’est pas intégré comme une valeur comptable.

Une évidence s’impose : nous sommes dans une période transitoire majeure où « entre ce qui se meurt et ce qui arrive, il y a un intervalle où tout demeure et tout change simultanément, avec des remises en cause morales, éthiques et politiques qui viennent heurter des acquis et des pouvoirs. » Il s’agit alors de comprendre comment les modes économiques classiques et les nouveaux cohabiteront. Et comment se réinventera le politique à l’aune de ces transitions économiques majeurs.

Pour une approche plus détaillée de la conférence à travers le prisme du consommateur, lire l’article de la journaliste québécoise Diane Bérard.