Une hausse marquée de la valeur du dollar canadien | Entrevue à «Y a pas deux matins pareils» (Radio-Canada Toronto | audio)

Lundi, le dollar canadien a atteint 80¢ US, une première depuis plus de deux ans. J’en discutais ce matin avec l’équipe de « Y a pas deux matins pareils » sur les ondes de Radio-Canada à Toronto. On peut écouter l’entrevue ici.

 

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Le dollar canadien a franchi le cap symbolique des 80 cents américains hier pour la première fois depuis juillet 2015.

La valeur du dollar canadien a progressé d’environ 10% depuis le mois de mai par rapport au billet vert. Selon l’économiste indépendant, Ianik Marcil, la hausse du taux d’intérêt de la Banque du Canada est l’un des facteurs contribuant à ce changement.

Une nouvelle qui devrait réjouir bien de Canadiens qui vont traverser la frontière pour les vacances

L’État québécois a un rôle primordial à jouer dans la légalisation du cannabis (Lettre ouverte)

La légalisation prochaine du cannabis au Canada pose plusieurs questions, notamment économiques (j’en avais parlé dans une récente chronique au magazine Les Éclaireurs). Nous sommes plusieurs à prétendre que l’État a tout à gagner à en assurer la distribution, et ne pas en laisser les profits uniquement au marché.

C’est la raison pour laquelle Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Georges, président de la Fondation québécoise d’éducation en sécurité routière, Line Beauchesne, professeure titulaire au Département de criminologie de l’Université d’Ottawa, David-Martin Milot, M.D., président de Jeunes médecins pour la santé publique, Kenneth Lester, professeur adjoint à la Faculté de gestion Desautels de l’Université McGill et président de Lester Asset Management, Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et moi-même avons signé cette lettre ouverte parue ce matin dans Le Devoir et La Presse. Le texte a été abrégé, en voici l’intégrale aussi disponible sur le site de la CSN.

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Le vrai monde | Entrevue à «La bonne franquette» (CKRL | audio)

Ah! le vrai monde, la majorité silencieuse, la classe moyenne… Objet de fantasmes politiques, on l’invoque à tort et à travers. J’en disais un mot à l’émission « La bonne franquette » de CKRL, hier.

On peut l’écouter, ici.

Pour l’occasion, on accueille en studio Marie-Hélène Gendreau, coordonnatrice artistique au théâtre le Périscope. La bonne franquette invite également Ianik Marcil, économiste et auteur, pour discuter politique du vrai monde et son économie de moyen.

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On parle des « nouveaux dominés » avec Michaël Lachance. En effet, les élites politiques tous azimuts ont-elles oublié en chemin les classes dominantes ? La gauche est-elle un nouveau clergé ? A-t-elle le monopole de la sagesse ou se transforme-t-elle en édicteurs légitimes de bon sens et de morale ? On fredonne des airs populistes avec Félix-Thomas Roy et on questionne l’ère postfactuelle avec Yves Tanguay. Samuel Boulay-Grimard dirige l’orchestre de la cuisine de CKRL et, sur la terrasse, plusieurs surprises pendant l’émission.

 

 

Les disparités du salaire minimum entre l’Ontario et le Québec | Entrevue à «Sur le vif» (Radio-Canada Ottawa-Gatineau | audio)

Le gouvernement ontarien de Kathleen Wynne a annoncé que la législation de la province allait augmenter le salaire minimum à 15$ de l’heure en janvier 2019. Cela aura comme conséquence de créer un écart considérable entre la ville d’Ottawa et celle de Gatineau. Je faisais part de mes réflexions sur cette situation inédite à Marie-Lou St-Onge, animatrice de l’émission du retour à la maison « Sur le vif » de la première chaîne de Radio-Canada Ottawa-Gatineau. On peut écouter l’entrevue ici.

L'économiste Ianik MarcilL’économiste Ianik Marcil   Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

 

Le gouvernement ontarien s’engage à augmenter le salaire minimum à 15 $ de l’heure d’ici janvier 2019. Quel sera l’impact dans une région transfrontalière comme la nôtre?

L’économiste Ianik Marcil se penche sur un cas de figure inédit, alors que le salaire minimum au Québec est de 11,25 $ et augmentera à 12,10 $ en 2019.

Le travailleur, une voiture comme une autre?

Le journaliste belge Edgar Szoc a publié dans le dernier numéro de La revue nouvelle (vol. 72, no. 3) un petit texte d’humeur évoquant mes Passagers clandestins – texte repris dans le quotidien La libre Belgique ce matin. On peut télécharger ici le pdf de l’article original. On y apprend que le travailleur, en Belgique, est considéré par certains économistes comme une voiture: il devrait prendre sa retraite après avoir atteint un certain « kilométrage ». Édifiant.

Le texte complet, ici:

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Petit cours de «gastroéconomie» avec Ianik Marcil et Normand Laprise | Entrevue au magazine Caribou

Le 10 mars dernier, le journaliste Nicolas Paquet m’a interviewé pour le magazine Caribou, en compagnie du renommé chef Normand Laprise, dans son restaurant montréalais le Toqué! à propos de la démocratisation de la gastronomie. Nous y sommes allés de quelques coups de gueule contre la gestion étatique de l’agroalimentaire au Québec…

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Une monnaie pour Montréal? | Entrevue au «Journal des voisins»

J’ai donné une entrevue à Julien Gauthier-Mongeon du Journal des voisins, du quartier Ahuntsic-Cartierville à Montréal, sur les initiatives de monnaies locales, que je reproduis ici:

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La surchauffe du marché immobilier à Toronto | Entrevue à «Y’a pas deux matins pareils» (Radio-Canada Toronto | audio)

Toronto connaît une forte pression sur son marché immobilier, à un point tel qu’on craint une bulle. Des promoteurs pressent le gouvernement de Kathleen Wynne d’assouplir les règles qui restreignent la construction de logements dans le grand Toronto. J’en parlais ce matin à « Y’a pas deux matins pareils » à la première chaîne de Radio-Canada à Toronto.

 

Limiter le revenu des PDG | Entrevue à «Avenir d’idées» (Atelier 10 | audio)

Dans le cadre du podcast « Avenir d’idées » de Atelier 10, éditeur du superbe magazine Nouveau projet, Étienne Cloutier m’a interviewé sur cette idée de plus en plus populaire: taxer le revenu des patrons lorsqu’il représente un écart trop grand avec la moyenne de celui de leurs employé-es. C’est le cas, par exemple, de Portland, OR.

On peut écouter l’épisode, ici.

Typologie de l’économie collaborative à Montréal

Le 18 décembre dernier, je donnais une conférence sur l’économie collaborative à Communautique, à Montréal. L’Association BUG de Rennes en Bretagne était présente et en a fait un chouette résumé que je reproduis ici:

Conférence à haute valeur ajoutée organisée par Communautique ce vendredi 18 décembre 2015 dans les locaux de l’École de Technologie Supérieure de Montréal. Ianik Marcil, économiste et administrateur de Communautique nous éclaire dans ce magma de concepts naissants sur les nouvelles formes économiques, en proposant d’extrapoler les tendances émergentes (circulaire, collaboratif, partagé, participatif…) à travers un essai de typologie. En quoi ces nouveaux modes de collaboration, de partage… changent ils nos perceptions ? Et quels sont les impacts sur la justice sociale de ces nouvelles modalités de faire l’économie ?

Ces changements viennent bouleverser à l’évidence la chaîne matérielle : production, échange et consommation sont transformés.

Ianik Marcil structure son exercice autour de trois grandes familles et nous propose de poser quelques éléments caractéristiques de ces formes économiques nouvelles :

– L’ économie collaborative ou économie participative : Le principe est de participer au design de nouveaux produits, à l’exemple de Wikipédia. Le mode de fonctionnement y est décentralisé, horizontal et s’organise sans coordination hiérarchique. L’économie collaborative se caractérise par une absence de transaction effective (vente de produits). Selon l’intervenant, « la consommation est consubstantielle à la production/contribution ».

– L’économie du partage : elle se caractérise par la valorisation d’actifs inactifs, en leur conférant un caractère d’utilité sociale (au sens nord-américain : une utilité pour la société). Les exemples majeurs, qui ont d’ailleurs focalisés l’attention des participants, sont Uber et Airbnb. Si dans ces deux exemples souvent extrapolés, emprunts d’un succès mondial, la monétisation est l’objectif principal, d’autres projets d’économie du partage ne génèrent pas systématiquement une monétisation. On peut citer couchsurfing ou d’autres plateformes de partage d’outils ou de services, qui fleurissent localement.

– Enfin l’économie circulaire vise la récupération de produits gaspillés, à l’image de l’association rennaise La Petite Rennes, d’Envie ou encore l’expérience foodsharing.de de frigos urbains à Berlin. Le principe consiste alors à créer de la valeur marchande à partir d’actifs non marchands.

Ianik Marcil nous invite alors à l’extrapolation en avançant une incontournable « uberisation » de la société : monétisation par un tiers / modification des signaux de qualité-confiance / fin du salariat et prise de pouvoir du consommateur / récupération par imitation. Alors qu’à l’opposé, la « wikisation » invite tout citoyen à se transformer en producteur non rémunéré. Enfin, la valorisation des communs illustre une forte tendance à une réappropriation en dehors des institutions traditionnelles.

Ces formes naissantes interrogent la nature même de l’activité économique : la richesse est t-elle exclusivement celle que l’on comptabilise via le PIB ou bien une somme d’autres modes d’opération, de fabrication et de distribution plus difficilement comptabilisables ? En France, Patrick Viveret a largement contribué à l’analyse du sujet en relevant l’ineptie des modes de comptabilisation du PIB, où des catastrophes écologiques contribuent au PIB national, quand l’engagement bénévole de millions de français n’est pas intégré comme une valeur comptable.

Une évidence s’impose : nous sommes dans une période transitoire majeure où « entre ce qui se meurt et ce qui arrive, il y a un intervalle où tout demeure et tout change simultanément, avec des remises en cause morales, éthiques et politiques qui viennent heurter des acquis et des pouvoirs. » Il s’agit alors de comprendre comment les modes économiques classiques et les nouveaux cohabiteront. Et comment se réinventera le politique à l’aune de ces transitions économiques majeurs.

Pour une approche plus détaillée de la conférence à travers le prisme du consommateur, lire l’article de la journaliste québécoise Diane Bérard.