Le travailleur, une voiture comme une autre?

Le journaliste belge Edgar Szoc a publié dans le dernier numéro de La revue nouvelle (vol. 72, no. 3) un petit texte d’humeur évoquant mes Passagers clandestins – texte repris dans le quotidien La libre Belgique ce matin. On peut télécharger ici le pdf de l’article original. On y apprend que le travailleur, en Belgique, est considéré par certains économistes comme une voiture: il devrait prendre sa retraite après avoir atteint un certain « kilométrage ». Édifiant.

Le texte complet, ici:

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Petit cours de «gastroéconomie» avec Ianik Marcil et Normand Laprise | Entrevue au magazine Caribou

Le 10 mars dernier, le journaliste Nicolas Paquet m’a interviewé pour le magazine Caribou, en compagnie du renommé chef Normand Laprise, dans son restaurant montréalais le Toqué! à propos de la démocratisation de la gastronomie. Nous y sommes allés de quelques coups de gueule contre la gestion étatique de l’agroalimentaire au Québec…

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Une monnaie pour Montréal? | Entrevue au «Journal des voisins»

J’ai donné une entrevue à Julien Gauthier-Mongeon du Journal des voisins, du quartier Ahuntsic-Cartierville à Montréal, sur les initiatives de monnaies locales, que je reproduis ici:

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La surchauffe du marché immobilier à Toronto | Entrevue à «Y’a pas deux matins pareils» (Radio-Canada Toronto | audio)

Toronto connaît une forte pression sur son marché immobilier, à un point tel qu’on craint une bulle. Des promoteurs pressent le gouvernement de Kathleen Wynne d’assouplir les règles qui restreignent la construction de logements dans le grand Toronto. J’en parlais ce matin à « Y’a pas deux matins pareils » à la première chaîne de Radio-Canada à Toronto.

 

Limiter le revenu des PDG | Entrevue à «Avenir d’idées» (Atelier 10 | audio)

Dans le cadre du podcast « Avenir d’idées » de Atelier 10, éditeur du superbe magazine Nouveau projet, Étienne Cloutier m’a interviewé sur cette idée de plus en plus populaire: taxer le revenu des patrons lorsqu’il représente un écart trop grand avec la moyenne de celui de leurs employé-es. C’est le cas, par exemple, de Portland, OR.

On peut écouter l’épisode, ici.

Typologie de l’économie collaborative à Montréal

Le 18 décembre dernier, je donnais une conférence sur l’économie collaborative à Communautique, à Montréal. L’Association BUG de Rennes en Bretagne était présente et en a fait un chouette résumé que je reproduis ici:

Conférence à haute valeur ajoutée organisée par Communautique ce vendredi 18 décembre 2015 dans les locaux de l’École de Technologie Supérieure de Montréal. Ianik Marcil, économiste et administrateur de Communautique nous éclaire dans ce magma de concepts naissants sur les nouvelles formes économiques, en proposant d’extrapoler les tendances émergentes (circulaire, collaboratif, partagé, participatif…) à travers un essai de typologie. En quoi ces nouveaux modes de collaboration, de partage… changent ils nos perceptions ? Et quels sont les impacts sur la justice sociale de ces nouvelles modalités de faire l’économie ?

Ces changements viennent bouleverser à l’évidence la chaîne matérielle : production, échange et consommation sont transformés.

Ianik Marcil structure son exercice autour de trois grandes familles et nous propose de poser quelques éléments caractéristiques de ces formes économiques nouvelles :

– L’ économie collaborative ou économie participative : Le principe est de participer au design de nouveaux produits, à l’exemple de Wikipédia. Le mode de fonctionnement y est décentralisé, horizontal et s’organise sans coordination hiérarchique. L’économie collaborative se caractérise par une absence de transaction effective (vente de produits). Selon l’intervenant, « la consommation est consubstantielle à la production/contribution ».

– L’économie du partage : elle se caractérise par la valorisation d’actifs inactifs, en leur conférant un caractère d’utilité sociale (au sens nord-américain : une utilité pour la société). Les exemples majeurs, qui ont d’ailleurs focalisés l’attention des participants, sont Uber et Airbnb. Si dans ces deux exemples souvent extrapolés, emprunts d’un succès mondial, la monétisation est l’objectif principal, d’autres projets d’économie du partage ne génèrent pas systématiquement une monétisation. On peut citer couchsurfing ou d’autres plateformes de partage d’outils ou de services, qui fleurissent localement.

– Enfin l’économie circulaire vise la récupération de produits gaspillés, à l’image de l’association rennaise La Petite Rennes, d’Envie ou encore l’expérience foodsharing.de de frigos urbains à Berlin. Le principe consiste alors à créer de la valeur marchande à partir d’actifs non marchands.

Ianik Marcil nous invite alors à l’extrapolation en avançant une incontournable « uberisation » de la société : monétisation par un tiers / modification des signaux de qualité-confiance / fin du salariat et prise de pouvoir du consommateur / récupération par imitation. Alors qu’à l’opposé, la « wikisation » invite tout citoyen à se transformer en producteur non rémunéré. Enfin, la valorisation des communs illustre une forte tendance à une réappropriation en dehors des institutions traditionnelles.

Ces formes naissantes interrogent la nature même de l’activité économique : la richesse est t-elle exclusivement celle que l’on comptabilise via le PIB ou bien une somme d’autres modes d’opération, de fabrication et de distribution plus difficilement comptabilisables ? En France, Patrick Viveret a largement contribué à l’analyse du sujet en relevant l’ineptie des modes de comptabilisation du PIB, où des catastrophes écologiques contribuent au PIB national, quand l’engagement bénévole de millions de français n’est pas intégré comme une valeur comptable.

Une évidence s’impose : nous sommes dans une période transitoire majeure où « entre ce qui se meurt et ce qui arrive, il y a un intervalle où tout demeure et tout change simultanément, avec des remises en cause morales, éthiques et politiques qui viennent heurter des acquis et des pouvoirs. » Il s’agit alors de comprendre comment les modes économiques classiques et les nouveaux cohabiteront. Et comment se réinventera le politique à l’aune de ces transitions économiques majeurs.

Pour une approche plus détaillée de la conférence à travers le prisme du consommateur, lire l’article de la journaliste québécoise Diane Bérard.

L’argent ne pousse pas dans les arbres | Chronique à «Dessine-moi un dimanche» (audio | Radio-Canada)

« Et si l’argent poussait dans les arbres? » C’est la question que pose, avec 49 autres, un curieux et intéressant petit livre dirigé par David Boyle. Un livre qui fait appel à l’intelligence et développe l’esprit critique. Je conseillerais de le lire en parallèle avec le récent livre publié par Gérald Fillion et François Delorme, Vos questions sur l’économie.

J’en ai glissé un mot dimanche le 11 mai 2014 avec Franco Nuovo à l’émission « Dessine-moi un dimanche » à la première chaine de Radio-Canada.

On peut écouter l’entrevue ci-dessous:

 

Boyle-Fillion-Delorme

 

Le phénomène du bitcoin | Entrevue à «360» (TFO | vidéo)

20140419-TFO-IanikMarcil-BitcoinsDans cette nouvelle entrevue que j’ai donnée pour l’émission « 360 » à la Télévision francophone de l’Ontario (TFO), je reviens sur les fondements économiques des bicoins. On peut consulter mes autres interventions au sujet des bitcoins, ici.

« Calcul électoral » – émissions spéciales à RDI

RDI_economieÀ l’occasion de la campagne électorale québécoise qui démarre aujourd’hui, RDI mettra en onde une émission spéciale, « Calcul électoral. » Elle sera diffusée en direct tous les jours à 16h30 et animée par Gérald Fillion, accompagné de Liza Frulla, Rémy Trudel et Rita Dionne-Marsolais (en duo et en rotation). Je ferai partie de la « Bande des six » analystes-commentateurs présents sur une base régulière (parfois en solo, parfois en duo), avec les entrepreneurs Alexandre Taillefer et Denise Verreault, l’économiste Youri Chassin, l’ancien pdg de Desjardins Claude Béland et l’avocat Paul Saint-Pierre-Plamondon.

Gérald Fillion, sur son blogue, annonce ainsi l’émission:

Pourquoi nommer cette émission ainsi ? Parce qu’on va s’intéresser dans cette émission au calcul politique mais aussi et surtout au calcul économique.

Est-ce que telle promesse est réaliste ?

Quel est l’impact pour vous, contribuable, travailleur, citoyen ?

Les chiffres qu’on vous présente sont-ils les bons ?

On va déchiffrer les promesses, on va décoder les stratégies, on va expliquer les enjeux.

Pour ma part, je me donne pour mission de surveiller de près les promesses électorales à l’aune de la défense du bien commun et de la justice sociale et économique. À l’opposé des visions à courte vue, motivées uniquement par les gains électoraux, je suis profondément persuadé que la complexité et la gravité des défis auxquels notre société fait face méritent et nécessitent des politiques axées sur le long terme, le développement durable et de la démocratisation de notre vie économique.

Si vous désirez me suivre tout au long de la campagne, vous pouvez joindre ma page Facebook professionnelle ou mon compte Twitter.

Pour qui les syndicats travaillent? (audio | Isabelle Maréchal)

Le 17 février 2014 à l’émission de Isabelle Maréchal, au 98,5FM à Montréal, j’étais en compagnie de Marc Laviolette, ancien président de la CSN, et de Michel Grant, professeur associé (retraité) de relations industrielles à l’UQAM, pour discuter du syndicalisme au Québec, particulièrement au regard des révélations de la commission Charbonneau.

On peut écouter cette première heure de l’émission, ci-dessous: