Financement de l’éducation, âge de la retraite – le monde change (vidéo | RDI)

Hier j’étais invité au « Club écono » de l’émission RDI Économie avec Gérald Fillion en compagnie de ma consœur économiste Diane Bellemare pour discuter du financement des universités au Québec, de l’âge de la retraite et du rapport Drummond déposé en Ontario la semaine dernière. Bien entendu, il est impossible de discuter de problématiques aussi vastes en quelques minutes. J’y reviendrai sur mon blogue au Voir. Pour l’instant, quelques références pour approfondir ces questions:

Droits de scolarité. Simon Crépeault, étudiant en droit à l’UQÀM offre à la fin d’un billet qui a beaucoup circulé ces temps-ci une série copieuse de références utiles (y compris les documents budgétaires du Québec). J’y ajouterais le tome 2 de l’étude de l’OCDE « L’enseignement supérieur à l’horizon 2030 » qui compare les différentes avenues de financement actuelles et avenir parmi les pays membres (partic. chap. 9 et 10).

Mise à jour: suite à cette interview, j’ai publié sur mon blog au Voir un billet consacré à la question des droits de scolarité: Étudiants: la bourse et la vie.

Âge de la retraite. La problématique de l’âge est multiforme (socio-démographique, financière, etc.). C’est une question très discutée dans la politique française depuis plusieurs années et un site propose une revue de presse de la question dans laquelle on retrouve plusieurs articles récents traitant de la situation canadienne; le point de vue comparatif peut inspirer la réflexion.

Rapport Drummond. Le rapport Drummond est une brique de plus de 500 pages. Il est très intéressant de parcourir les 362 recommandations colligées à l’annexe 1 parmi lesquelles, ma foi, se trouvent plusieurs idées fort pertinentes. Le Canadian centre for policy alternatives, « think tank » de gauche, propose ici des analyses très critiques de ces mesures.

Occupy Wall Street, Reasearch in Motion, Banques européennes (vidéo | RDI)

Hier à RDI-Économie, animée par Gérald Fillion, Martin Coiteux, professeur à HÉC Montréal et moi-même étions les invités du « Club écono. » Au menu: Occupy Wall Street, les déboires de Research in Motion et la crise bancaire européenne.

Il y a un lien entre ces sujets qui semblent a priori fort différents les uns des autres: des transformations radicales s’opèrent – ou doivent s’opérer – dans nos sociétés et dans la manière que sont menées les affaires.

Le mouvement Occupy Wall Street se répand un peu partout dans le monde. Il représente à mon avis une crise de légitimité du pouvoir politique et économique, davantage qu’un mouvement anticapitaliste (j’en ai parlé ici). La réalité des disparités économiques aux États-Unis (combien plus désastreuse qu’au Canada) est à cet égard éloquente. Business Insider a publié cette semaine une série de statistiques qui décrit de façon on ne peut plus claire cette réalité: taux de chômage record depuis la dépression des année 1930, mobilité sociale historiquement la plus basse, écarts de richesse grandissants, grandes entreprises et leurs dirigeants dont les profits et les revenus sont revenus au niveaux records d’avant la crise de 2008, etc.

Research in Motion, l’entreprise canadienne derrière les célèbres téléphones Blackberry, elle, est victime de la rapidité effarante des transformations technologiques mais aussi marketing de son industrie. Ce qui fait l’une des forces de sa technologie (la propriété des serveurs applicatifs) s’est révélé être aussi son talon d’Achille cette semaine lors d’une panne majeure. Déjà aux prises avec un sérieux problème de concurrence, amorcé par le succès du iPhone de Apple, elle fait aussi face à un changement dans sa mise en marché: alors que sa force était d’avoir une pénétration importante dans le marché des entreprises, qui imposaient l’utilisation du Blackberry à ses employés, un nombre croissant d’entre elles laissent libre choix des produits technologiques à leurs équipes.

Finalement, les banques européennes sont à nouveau dans une tourmente à cause des difficultés financières de certains pays, dont la Grèce, à payer leurs dettes. Alors qu’on discute et qu’on tergiverse à nouveau sur la possibilité que les États européens viennent à leur secours, m’est avis qu’on devrait laisser aller les mauvaises dettes, accepter que ces pays soient en défaut de paiement et que les banques qui ont trop capitalisé sur ces dettes souveraines soient emportées dans le flot. À condition de protéger l’épargne des déposants, bien entendu, ce qui serait le seul rôle que je verrais pour les pays de l’Union et pour la Banque centrale européenne qui devrait jouer son rôle pour une fois. Et qu’on nettoie les Écuries d’Augias une bonne fois pour toutes.

Google, Apple et Microsoft – les grands méchants? (vidéo | RDI)

J’avance quelques idées sur la concurrence dans l’industrie des techno dans un article de Michel Munger paru aujourd’hui:

Dans les années 1990, l’éditeur de logiciels Microsoft (MSFT) était le seul monopole technologique. Google (GOOG) et Apple (AAPL) attirent dorénavant l’attention des autorités réglementaires, mais elles semblent moins menaçantes que le créateur de Windows.

 Photo : Reuters

Ces réflexions sont celles de deux experts consultés par Argent, concernant le pouvoir des géants de la techno.

L’enquête lancée en 2010 par la Commission européenne sur Google a déjà fait couler beaucoup d’encre. L’intérêt porté par les Européens à la façon de Google de prioriser ses propres services dans les résultats de son moteur de recherche peut rappeler les poursuites contre Microsoft. Après tout, Google détient plus de 60% du marché mondial en recherche Web et plusieurs se demandent ce que sont ses vraies intentions.

Pour sa part, Apple suscite les craintes en contrôlant plus de 70% du marché de la musique en ligne.

L’économiste indépendant Ianik Marcil relativise les choses. Il estime qu’aucun ange n’existe dans le monde capitaliste, qui a tendance à créer des regroupements et monopoles.

La suite de l’article, ici.

Entrevue sur la hausse du prix de l’or (audio | RFI-português)

Hier, 19 juillet, j’ai donné une courte entrevue à Lúcia Fróes, journaliste au Pôle Lusophone de Radio France International (RFI-português) sur la hausse spectaculaire du prix de l’or sur les marchés mondiaux. On peut lire la présentation de l’entrevue ici (reproduite ci-dessous) ou télécharger le reportage ici (Fichier MP3 de 1,3 Mo).

Batendo um segundo recorde histórico na semana passada, ao fechar negociado a US$ 1.585,50 a onça na Bolsa Mercantil de Nova York, o ouro está cada vez mais forte por ser considerado um investimento seguro diante dos temores em torno das dívidas europeia e norte-americana. Desta vez o recorde foi influenciado pelo rebaixamento da nota da Grécia pela agência Fitch, sinalizando para o mercado uma possibilidade real de calote. Para o economista canadense Ianik Marcil, a alta histórica do ouro ocorre porque, assim como a alimentação e a energia, ele é um produto do qual as pessoas sempre terão necessidade, pouco importa o que aconteça com a economia.