Le développement endurable

Très intéressante entrevue à lire dans Le Devoir de ce matin avec Sylvie Brunel, ancienne présidente d’Action contre la faim. Elle souligne que le développement durable et la protection de l’environnement dérive parfois à un point tel qu’on en oublie les besoins immédiats de millions d’êtres humains. Un plaidoyer pour l’urgence d’agir.

Le développement durable est toujours proclamé au nom de ce qu’on pourrait appeler des tiers absents, c’est-à-dire les générations futures, les animaux, les enfants que nous sommes censés avoir, alors qu’en réalité on en a de moins en moins. C’est une ambition, en ce sens qu’on nous appelle à agir au nom de besoins que nous ne pouvons pas connaître, mais que nous supposons. Or les besoins sont aujourd’hui. Il y a un milliard de personnes qui vivent dans la grande pauvreté, qui n’ont pas une alimentation satisfaisante, qui n’ont pas accès à l’eau potable.