Les bénéfices économiques de la légalisation du cannabis | Chronique à «Les éclaireurs» (Radio-Canada | audio)

L’émission d’hier soir du magazine Les éclaireurs était dédiée à la légalisation du cannabis au Canada, qui devrait être effective en juillet 2018. Je consacrais ma chronique aux bénéfices qu’elle pourrait générer pour l’économie et les finances publiques. On peut l’écouter ici.

Étant donné l’actualité, j’ai ouvert l’émission en donnant quelques informations sur les programmes de soutien financier aux sinistrés des inondations actuelles au Québec et en Ontario, qu’on peut entendre ici.

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La hausse des frais de scolarité, justifiée ou non? | Conférence (Collège de Rosemont, Montréal)

Dans le cadre du colloque « Bilan d’un printemps – Le printemps Érable cinq ans plus tard » organisé par les enseignants du programme Sciences humaines du Collège de Rosemont, je participerai à une conférence sur la hausse des droits de scolarité en compagnie de mon confrère Bouhadjar Hadjri enseignant en économie et responsable de la coordination du Département de sciences sociales du Collège; la discussion sera animée par Diane Yao, enseignante en économie.

Au cours de la journée, on pourra également assister à des discussions et conférences de Guy Rocher, Gabriel Nadeau-Dubois, Kateri Lemmens et Élise Turcotte, notamment.

Ça se déroule le mercredi 26 avril, à compter de 8h30. Informations et programme, ici.

Le mépris de nos élites | Édito à «La Matinale» (CIBL | vidéo)

Le mépris des plus riches, selon Ianik Marcil. « C’est le problème de nos élites — elles ne sont pas juste déconnectées du « vrai monde », mais elles oublient carrément la réalité de leurs semblables, de leurs voisins ».

Extramoyen: splendeur et misère de la classe moyenne

Demain le 4 avril, à l’Espace libre à Montréal, aura lieu la première de la nouvelle pièce du Nouveau théâtre expérimental, Extramoyen: splendeur et misère de la classe moyenne, de Pierre Lefebvre et Alexis Martin. J’ai eu l’honneur d’avoir donné un petit coup de main aux auteurs au cours de leur recherche. En voici le résumé:

Tout au long de sa campagne électorale, Justin Trudeau proclamait qu’il avait un plan pour la classe moyenne. Mais sait-on, au juste, ce qu’est la classe moyenne aujourd’hui? Est-elle, comme plusieurs l’affirment, une espèce en voie d’extinction? Un concept moribond? Et s’il s’avère encore possible de circonscrire cette classe sociale chez nous, au Québec, que nous dit-elle en tant que société, qu’elle soit distincte ou non? Quelles sont les particularités de ce groupe servant de zone tampon entre les nantis et les démunis?

Submergés que nous sommes par le crédit et la dette, essoufflés par la logique de production-consommation et cette exhortation à la performance qui s’insinue dans nos vies publiques et privées, pouvons-nous encore trouver refuge dans un espace-temps permettant de réfléchir au(x) sens de nos existences, à la communauté de nos destins ? Ce sont tous ces enjeux – et bien d’autres encore – que la pièce EXTRAMOYEN, splendeur et misère de la classe moyenne abordera avec vigueur, ludisme et entrain! Par le biais d’une enquête, aussi divertissante qu’instructive, les artisans du NTE vous convient à la rencontre d’une famille « ordinaire » censée appartenir à la classe moyenne. Autour de ce noyau, gravitera une étonnante galerie de personnages de petite, moyenne et grande envergures; tous porteurs de révélations singulières, le plus souvent éclairantes.

Cette nouvelle création est l’occasion, pour le NTE, de renouer avec un collaborateur de longue date, Pierre Lefebvre, dramaturge et rédacteur en chef de la revue Liberté, qui signe le texte de la pièce, conjointement avec Alexis Martin.

Le Québec, 8e au monde pour ses milliardaires

Il y a davantage de milliardaires par habitant au Québec qu’au Canada, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et même l’Arabie Saoudite. Voilà le résultat d’une petit compilation, anecdotique, que j’ai réalisée à partir de la liste des milliardaires 2017 publiée par le magazine Forbes. J’en ai parlé ce matin dans mon éditorial à «La Matinale» de CIBL. Le graphique et le tableau ci-joint montre le classement du Québec par rapport aux principaux pays du monde, y compris le Canada.

 

Le revenu minimum garanti: une bonne idée? | Table-ronde (Centre de recherche en éthique)

Dans le cadre de ses Points de l’Actualité, le CRÉ est heureux de vous annoncer qu’une table ronde consacrée au « revenu minimum garanti » sera tenue à la librairie Olivieri, le soir du 23 mars 2017. Qu’est-ce que le revenu minimum garanti? À quel type de problèmes répond-t-il? Il s’agira dans cet atelier de mieux cerner les caractéristiques générales, ainsi que les arguments théoriques et pratiques qui se trouvent au fondement du projet pour le Québec d’un  revenu minimum garanti. S’agit-il du même projet qu’on trouve ailleurs sous le nom d’allocation universelle, de revenu de base ou de revenu universel? Il s’agira surtout d’examiner ses conditions pratiques: quel serait le montant d’un tel revenu? Comment le financer? Est-il possible qu’il remplace les filets de sécurité sociale sans renforcer les inégalités et sans augmenter la précarité des personnes? Comment s’assurer que les droits sociaux seront respectés?
Pour discuter de ces questions, trois intervenant(e)s:
Sylvia Bisonnette, Groupe de recherche et de Formation sur la Pauvreté au Québec
Marie-Pierre Boucher, professeure au département des relations industrielles, UQO
Ianik Marcil, économiste indépendant
Organisation et animation: Christian Nadeau, professeur de philosophie, UdeM.
Les intervenant(e)s présenteront à tour de rôle pendant une dizaine de minutes chacun. Suite à cela, ils/elles auront l’occasion de répondre à leurs collègues, avant que la discussion ne soit ouverte au public.

Limiter le revenu des PDG | Entrevue à «Avenir d’idées» (Atelier 10 | audio)

Dans le cadre du podcast « Avenir d’idées » de Atelier 10, éditeur du superbe magazine Nouveau projet, Étienne Cloutier m’a interviewé sur cette idée de plus en plus populaire: taxer le revenu des patrons lorsqu’il représente un écart trop grand avec la moyenne de celui de leurs employé-es. C’est le cas, par exemple, de Portland, OR.

On peut écouter l’épisode, ici.

La fracture numérique | Table-ronde (Conférence «Métropolis»)

Cet après-midi, je participe à une table-ronde au 19e Congrès national Métropolis sur la fracture numérique, probablement l’un des plus grands défis actuels pour le développement économique et la justice sociale, avec Mario Asselin, Michelle Blanc et Marc Lijour. L’événement est organisé par Nathalie Rochefort, présidente de DeGama.

À 15h45 au Sheraton Centre-Ville Montréal.

 

Ajout – quelques traces:

«Agir ensemble» de Christian Nadeau | Lancement

Demain soir sera lancé le nouvel ouvrage de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, Agir ensemble: Repenser la démocratie syndicale dont j’ai eu l’honneur de diriger l’édition chez Somme toute. J’aurai l’honneur d’animer une discussion avec l’auteur, Mélanie Laroche (Relations industrielles, UdeM) et Marianne Kempeneers (Sociologie, UdeM). Informations, ici.

Nos démocraties marchent sur une seule jambe. Difficile d’avancer dans de telles conditions. Une démocratie ne peut se contenter de mécanismes représentatifs. Elle doit aussi compter sur une véritable vie participative. Les deux vont de pair. Ce qui est vrai de nos sociétés l’est aussi du monde syndical. Il faut allier représentation et participation, c’est-à-dire combiner deux modèles de démocratie syndicale. Un premier, celui de la démocratie représentative, tel qu’il est visible dans les assemblées générales et les congrès. Un autre, celui de la démocratie délibérative, qui implique de construire des lieux d’échanges indépendants, dynamiques et novateurs. À partir d’une réflexion sur les interactions politiques, ce livre tente d’exposer les principales menaces internes au monde syndical et comment une alliance entre représentation et participation permettrait d’atténuer leur effet. Le syndicalisme est une lutte collective. Pour agir ensemble, il faut penser ensemble. Et penser ensemble implique de parler entre nous. En réformant de l’intérieur sa propre démocratie, le syndicalisme pourra contribuer de manière significative à changer aussi la nôtre.