Victor Jara, assassiné par Pinochet

Je viens tout juste de découvrir une chanson, de Jean-François Lessard relatant les derniers moments de Victor Jara, chanteur chilien assassiné par la junte de Pinochet, le 15 septembre 1973 quatre jours après le coup d’État, après qu’on lui eut tranché les doigts à coup de hache. On peut retrouver plusieurs de ses (très belles) chansons sur YouTube et ailleurs sur le web. Plus d’information sur le site de la Fundacion Victro Jara (en Espagnol).

Pour en savoir plus sur Jean-François Lessard l’auteur-compositeur interprète de cette chanson, visitez son site.

Un buffet d’idées!

UPop Montréal est une de ces trop peu nombreuses (mais tout de même florissantes) initiatives de démocratisation du savoir, dans la droite ligne des Universités populaires et/ou des Universités d’été qui sont plus connues en Europe ou en Amérique du Sud qu’en Amérique du Nord. UPop a publié pour son lancement, hier, une petite vidéo promotionnelle fort sympathique.

UPop Montréal offre toute une série de cours sur des sujets aussi variés qu’attrayants: Hockey et philosophie, Les dynamiques du désir, Démocratie et espace public, Le cinéma et les arts et Démystifier l’économie. Ces sessions sont offertes dans des lieux aussi populaires que conviviaux. Allez consulter rapidement leur site.

Vous pouvez les suivre sur Twitter et sur Facebook.

En changements… constants!

Je lance ce nouveau blog en même temps que je suis de retour à la consultation solo. De quoi sera-t-il question ?

Étant donné mon expertise et les services que j’offre à mes clients, je discuterai de sujets reliés à l’économie, aux nouvelles technologies et aux changements radicaux que nous subissons dans nos sociétés. Ce blog est dédié aux gestionnaires d’organisations privées et publiques qui désirent mieux comprendre leur environnement et les transformations qu’ils vivent dans le cadre de leurs fonctions. Les billets que je publierai apporteront un éclairage nouveau sur des questions telles que:

– l’impact des nouvelles technologies de l’information sur les modèles organisationnels, sur l’organisation du travail, notamment par l’apparition du web 2.0 et des réseaux sociaux;

– les transformations démographique, le vieillissement de la population, la sortie des baby-boomers et l’entrée de la génération Y du marché du travail;

– les pressions sans cesse croissance de la concurrence, qui se retrouve autant dans le secteur des services, de l’industrie manufacturière ou technologique que dans le monde des services communautaires et humanitaires;

– les transformations majeures dans les comportements des consommateurs, notamment influencées par la diffusion de nouveaux outils internet et des réseaux sociaux;

– les nouvelles réalités des gestionnaires, qui doivent s’adapter à la fois à des grandes transformations de leurs organisation et à plusieurs inerties structurelles.

En quelques mots: l’impact des changements radicaux dans l’environnement économique, social et d’affaires sur le boulot des gestionnaires.

Depuis une quinzaine d’années j’aide mes clients à mieux comprendre leurs transformations dans leur environnement et à adapter en conséquence leurs stratégies de gestion et de positionnement de marché. Je partagerai dans ce blog mes expériences et mon expertise en souhaitant qu’il puisse être pertinent, utile et appliqué.

Les mille démantèlements de l’État

Le Monde diplomatique, en association avec les éditions La Découverte publie ce qui semble un très intéressant ouvrage sur la perte de sens du rôle de l’État (ou du drôle d’État): L’État démantelé: enquête sur une révolution silencieuse. Si l’on se fie à l’introduction, disponible en ligne ici, cet ouvrage collectif fait un tour assez complet de la question, avec bien entendu un biais franco-français.

11 septembre

Depuis 2001, le 11 septembre est une date significative partout sur la planète et particulièrement en Occident. Mais le 11 septembre, c’est aussi l’anniversaire d’une violence politique qui devrait résonner très fort, malheureusement oublié: celui du coup d’État de Pinochet, au Chili, qui tua le président démocratiquement élu Salvador Allende. L’ONF a coproduit, en 2003, soulignant ainsi le 30e anniversaire de l’événement, un superbe documentaire, La Cueca Sola, qui retrace la vie de cinq femmes « au destin écorché par la dictature, devenues des héroïnes de la démocratie ». Ces femmes dansent la Cueca (une danse traditionnelle au Chili) seules, la dictature ayant fait « disparaître » des milliers d’hommes. À voir absolument, sur le site de l’ONF.

L’indécence des milliardaires

Le magazine français Marianne a publié un très intéressant dossier sur les « hyper-riches » (on peut se procurer la version électronique en ligne pour 2,50€). Les hyper-riches, ce sont les multi-miliardaires, ces hommes (et quelques très rares femmes) qui disposent de fortune dont on a peine à imaginer le pouvoir. On ne parle pas ici des quelques 8600 millionnaires dans le monde (source). Mais bien des Bill Gates, Warren Buffet, princes saoudiens du pétroles et nouveaux Russes richissimes.

Dans ce numéro, on peut lire une intéressante entrevue avec le philosophe Michel Onfray sur « L’indécence des milliardaires. » En plus de dire l’évidence (la philanthropie des hyper-riches est un acte égocentrique et auto-valorisant, l’indécence ne réside pas dans la richesse mais dans l’inégalité), Onfray synthétise bien la mouvance en réaction à cette super-classe mondiale qui détient les véritables pouvoirs. Pour Onfray (et moi!), c’est par la « micropolitique » que cette résistance passe (dans la mouvance de Foucault, Deleuze et Guattari). Un postanarchisme citoyen, communautaire et centré non pas sur l’égo et la proximité de la tribu, mais dirigé vers l’autre.

La politique n’est plus affaire de partis mais de citoyens et de consommateurs capables d’inventer des modes alternatifs à la production et à la distribution capitaliste.

Au moment où la planète compte 1,7 milliards de pauvres (1 humain sur 4), comme je le rapportais récemment, cela donne à réfléchir sérieusement à notre condition humaine.

Allures d’Ancien Régime au Mozambique

Des émeutes ont eu lieu à Maputo ces derniers jours. La cause: la hausse du prix du pain. On se croirait dans la France de l’Ancien Régime. Pendant ce temps-là, j’entends râler à la radio: scandaleuses hausses du prix de l’essence à la pompe. Source: AP.

L’exclusion, c’est l’inhumanité

Les médias montréalais ont rapporté cette histoire tragique, triste, rageante, de deux frères retrouvés morts dans leur demeure, à Saint-Jude, non loin de Montréal. Jean-Guy, 59 ans, s’occupait de son frère cadet, Richard, 46 ans. Le cadet vit avec un handicap mental lourd, il est trisomique. Son aîné doit s’en occuper 24h sur 24. L’aîné semble avoir eu des problèmes de santé assez grave ces derniers temps, au dire de leurs voisins. De plus, il est analphabète. Lorsque leur mère est décédée, il y a une dizaine d’années, un voisin a du lui expliquer le fonctionnement du téléphone. On apprend que Jean-Guy, l’aîné, est décédé de causes naturelles. Son cadet, ne pouvant s’occuper de lui-même est mort de faim…

Comment peut-on, en 2010, dans un village d’à peine 1000 âmes, laisser à eux-mêmes et dans un tel isolement deux personnes qui ont tant besoin? On apprend par un voisin que le frère ainé refusait viscéralement et férocement de voir son frère qu’il aimait tant placé en institution. Un amour inconditionnel qui a mené à sa mort. On apprend aussi que le CLSC de la région leur avait refusé de l’aide parce que leurs cas ne cadrait pas dans les critères des programmes officiels.

Une société qui permet ce genre de tragédie sans nom est une société violente, inhumaine. Plusieurs personnes ont osé dire que le frère aîné n’avait qu’à aller chercher de l’aide. Les choses ne sont pas si simple. Il y a la peur de perdre son frère, l’amour qu’il lui vouait. Il y a peut-être, aussi, son incapacité à aller chercher cette aide, sa peur de la bureaucratie – il n’était tout simplement peut-être pas outillé pour aller chercher cette aide. C’est là un isolement involontaire, la véritable exclusion, aux causes aussi multiples que complexes.

Mais triste et rageant.