La spirale d’appauvrissement | Chronique à «L’Itinéraire»

L’une des choses que l’on constate rapidement lorsqu’on étudie les relations économiques et sociales, c’est leur grande fragilité. Notre bien-être matériel – et, ce faisant – notre bien-être tout court – ne tient qu’à bien peu et est susceptible de s’écrouler rapidement, dans une spirale d’appauvrissement. C’est l’objet de mon éditorial dans L’Itinéraire du 1er août.

Avant-goût:

Stéphanie a deux grands ados à la maison. Leur père a disparu dans la brume depuis belle lurette. Elle enseignait aux élèves du primaire dans une école de Côte-des-Neiges où les enfants ont des dizaines de langues maternelles différentes. Plusieurs d’entre eux sont issus de l’immigration récente et doivent relever de multiples défis pour leur intégration, pour reprendre le jargon ministériel. Dans la réalité, ce sont des personnes comme Stéphanie qui doivent composer à chaque minute avec des problèmes bien concrets. Mais il y a deux ans, les nerfs de Stéphanie ont lâché ; elle a fait un burn-out. Comme elle n’avait pas de poste régulier, donc aucune sécurité professionnelle, elle a plongé dans une spirale d’appauvrissement. Elle survit actuellement de l’aide sociale.

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