Futur imparfait | Chronique à «L’Itinéraire»

Face aux multiples catastrophes qui nous pendent au bout du nez, comment cultiver une vision optimiste, même modeste? Cela semble hors de portée, et pourtant, nous devons peut-être nous résigner à l’espérance, lucidement.

C’est l’objet de ma chronique dans le numéro du 15 juillet du magazine L’Itinéraire, en vente maintenant! Je dis un mot au passage d’un livre récemment publié, Demain, territoire de tous les possibles (éd. Larousse), dirigé par Michel Lévy-Provençal.

Le dossier du numéro porte sur la nature urbaine et compte, de plus, une grande entrevue avec Hubert Reeves, réalisée par Tuan Trieu-Hoang, camelot au métro Henri-Bourassa, notamment. Ne manquez pas non plus le 3e volet de notre section spéciale « 375e: Montréal méconnu », super intéressante et instructive.

Face aux catastrophes qui nous pendent au bout du nez, et dont les médias nous font état quotidiennement, il est un peu normal de se laisser envahir par un profond découragement. Les changements climatiques et les désastres naturels qu’ils engendrent, le vieillissement de la population et ses coûts astronomiques pour la collectivité, la robotisation qui menacerait nos emplois… – l’angoissante litanie des transformations radicales de notre futur rapproché semble s’étirer à l’infini. On a beau se raisonner et croire que l’humanité a toujours su s’en sortir, grâce à son ingéniosité, il y aura toujours un éteignoir pour souligner que les solutions possibles à ces problèmes mènent à des situations encore plus problématiques. Comme si nous avions atteint un point de non retour.