Le français dans l’espace public à Montréal va bien

Ce matin dans Le Devoir, Monelle Guertin, doctorante en linguistique, publiait un texte fort instructif sur les statistiques démolinguistiques qui constituent des indicateurs adéquats pour évaluer la bonne ou la mauvaise santé du français, et montre que bien plus que la langue maternelle ou celle parlée à la maison « l’indicateur le plus pertinent pour [s]a vitalité […] se trouve à être la langue d’usage public ». En effet, faire du français la langue qu’on utilise pour « communiquer avec les autres membres de la société » est ce qui a motivé l’adoption de la loi 101 et toutes les mesures politiques en la matière depuis des décennies ont visé à faire du français la langue d’usage commune, comme on dit, tant à l’école, au travail que dans la vie publique et politique.

Je vous invite à lire son éclairant texte. Ce qui m’a toutefois frappé, c’est le commentaire d’un lecteur, qu’on retrouve sur le site du Devoir. Celui-ci affirme, en gros, que l’auteure ne tient pas compte de la situation à Montréal (elle s’intéresse à l’ensemble du Québec en effet), et que les données du recensement de Statistique Canada qu’elle cite « ne sont pas significatives« , puisque c’est à Montréal que « le sort du français se joue ». Il conclut en écrivant: « Si je me fie à ma propre observation plutôt qu’aux ‘chiffres’, l’anglicisation de Montréal est officieusement beaucoup plus importante que ce que croient les experts d’Ottawa. »

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