Travailler pour soi | Chronique à «L’Itinéraire»

Ah! ce jour béni où on « travaille enfin pour soi »! C’est ce qu’affirme tous les ans le Fraser Institute. Au milieu de l’année, nous aurions enfin atteint l’autonomie financière et nous nous serions libérés de l’emprise de l’État.

Si c’était aussi simple. C’est l’objet de ma chronique du numéro du 1er juillet du magazine L’Itinéraire, en vente maintenant!

À chaque année, c’est la même chose. Le Fraser Institute, un think tank de droite, annonce en grande pompe que les Canadiens commencent à travailler pour eux. C’est-à-dire ce jour à compter duquel les contribuables cessent de payer de l’impôt et des taxes et sont donc « libérés » de leurs obligations fiscales – comme si depuis le début de l’année, la totalité de leurs revenus avaient été consacrés aux charges fiscales et que ce jour-là l’argent que nous gagnions nous appartenait en totalité. On l’a baptisé, d’ailleurs, « journée de la libération fiscale » (« tax freedom day »).