Se connaître | Chronique à «L’Itinéraire»

Le dossier du plus récent numéro du magazine L’Itinéraire, daté du 15 août, est consacré aux femmes autochtones. Un très beau dossier à lire absolument. D’ailleurs, nous soulignons, au magazine, tout au long du mois d’août, la présence autochtone à Montréal.

Ma chronique s’intitule « Se connaître » et en voici les premières lignes. La suite entre les mains de votre camelot!

Les Premières Nations revendiquent depuis des années la reconnaissance. Reconnaissance de leurs droits ancestraux. Reconnaissance que leurs terres n’ont jamais été cédées, mais plutôt conquises. Reconnaissance du droit à l’épanouissement de leurs cultures, leurs langues et leurs traditions. Reconnaissance de leur existence, tout simplement. Les non autochtones, particulièrement les descendants des colons européens, peinent à leur accorder ces reconnaissances. Par réflexe colonialiste, sans aucun doute. Pour en arriver à se défaire un jour de ces a prioris, nous (les blancs) devront d’abord accomplir un sérieux exercice d’apprentissage. La reconnaissance des peuples premiers devra nécessairement passer par la connaissance de leur réalité.

La spirale d’appauvrissement | Chronique à «L’Itinéraire»

L’une des choses que l’on constate rapidement lorsqu’on étudie les relations économiques et sociales, c’est leur grande fragilité. Notre bien-être matériel – et, ce faisant – notre bien-être tout court – ne tient qu’à bien peu et est susceptible de s’écrouler rapidement, dans une spirale d’appauvrissement. C’est l’objet de mon éditorial dans L’Itinéraire du 1er août.

Avant-goût:

Stéphanie a deux grands ados à la maison. Leur père a disparu dans la brume depuis belle lurette. Elle enseignait aux élèves du primaire dans une école de Côte-des-Neiges où les enfants ont des dizaines de langues maternelles différentes. Plusieurs d’entre eux sont issus de l’immigration récente et doivent relever de multiples défis pour leur intégration, pour reprendre le jargon ministériel. Dans la réalité, ce sont des personnes comme Stéphanie qui doivent composer à chaque minute avec des problèmes bien concrets. Mais il y a deux ans, les nerfs de Stéphanie ont lâché ; elle a fait un burn-out. Comme elle n’avait pas de poste régulier, donc aucune sécurité professionnelle, elle a plongé dans une spirale d’appauvrissement. Elle survit actuellement de l’aide sociale.

La suite dans votre magazine en vente dès maintenant!

Futur imparfait | Chronique à «L’Itinéraire»

Face aux multiples catastrophes qui nous pendent au bout du nez, comment cultiver une vision optimiste, même modeste? Cela semble hors de portée, et pourtant, nous devons peut-être nous résigner à l’espérance, lucidement.

C’est l’objet de ma chronique dans le numéro du 15 juillet du magazine L’Itinéraire, en vente maintenant! Je dis un mot au passage d’un livre récemment publié, Demain, territoire de tous les possibles (éd. Larousse), dirigé par Michel Lévy-Provençal.

Le dossier du numéro porte sur la nature urbaine et compte, de plus, une grande entrevue avec Hubert Reeves, réalisée par Tuan Trieu-Hoang, camelot au métro Henri-Bourassa, notamment. Ne manquez pas non plus le 3e volet de notre section spéciale « 375e: Montréal méconnu », super intéressante et instructive.

Face aux catastrophes qui nous pendent au bout du nez, et dont les médias nous font état quotidiennement, il est un peu normal de se laisser envahir par un profond découragement. Les changements climatiques et les désastres naturels qu’ils engendrent, le vieillissement de la population et ses coûts astronomiques pour la collectivité, la robotisation qui menacerait nos emplois… – l’angoissante litanie des transformations radicales de notre futur rapproché semble s’étirer à l’infini. On a beau se raisonner et croire que l’humanité a toujours su s’en sortir, grâce à son ingéniosité, il y aura toujours un éteignoir pour souligner que les solutions possibles à ces problèmes mènent à des situations encore plus problématiques. Comme si nous avions atteint un point de non retour.

 

Travailler pour soi | Chronique à «L’Itinéraire»

Ah! ce jour béni où on « travaille enfin pour soi »! C’est ce qu’affirme tous les ans le Fraser Institute. Au milieu de l’année, nous aurions enfin atteint l’autonomie financière et nous nous serions libérés de l’emprise de l’État.

Si c’était aussi simple. C’est l’objet de ma chronique du numéro du 1er juillet du magazine L’Itinéraire, en vente maintenant!

À chaque année, c’est la même chose. Le Fraser Institute, un think tank de droite, annonce en grande pompe que les Canadiens commencent à travailler pour eux. C’est-à-dire ce jour à compter duquel les contribuables cessent de payer de l’impôt et des taxes et sont donc « libérés » de leurs obligations fiscales – comme si depuis le début de l’année, la totalité de leurs revenus avaient été consacrés aux charges fiscales et que ce jour-là l’argent que nous gagnions nous appartenait en totalité. On l’a baptisé, d’ailleurs, « journée de la libération fiscale » (« tax freedom day »).

Voir ailleurs si on y est | Chronique à «L’Itinéraire»

La planète est de plus en plus petite, c’est un lieu commun. Mais on mesure mal comment le tourisme a changé la face du monde et notre rapport au monde. C’est l’objet de ma chronique dans le dernier numéro de L’Itinéraire, en vente dès aujourd’hui partout à Montréal!

 

Je suis toujours étonné de voir passer sur Facebook les photos de voyage de mes semblables. Aucune destination ne semble étrangère à mes contacts, qui arpentent la Thaïlande, la Suisse, le Japon, l’Argentine, l’Égypte, l’Afrique du Sud, ou l’Islande. Et ces gens ne sont pas richissimes, il s’agit du « monde ordinaire », de couples, de familles de la classe moyenne. Cela est rendu tellement habituel, qu’on ne s’étonne plus de l’« exotisme » de ces destinations. Il n’y a pas si longtemps, visiter Bankok, Moscou, Le Cap ou Buenos Aires était réservé à une élite fortunée. Plus généralement, le tourisme de masse planétaire aura probablement été l’un des épisodes de démocratisation économique les plus marquants de l’histoire.

L’âge de l’obsolescence | Chronique à «L’Itinéraire»

Ma chronique dans le dernier numéro de L’Itinéraire – une réflexion sur l’âge et le vieillissement.

J’ai eu 47 ans ce printemps. L’ordinateur sur lequel j’écris ce texte en a trois. Selon l’« usage » qu’on fera d’un humain ou d’un ordinateur, ces deux âges peuvent signifier une limite bientôt atteinte de leur utilité pour le système économique. Puisque je n’utilise que des fonctions élémentaires de mon ordinateur qui ne requièrent pas une grande performance, il devrait convenir à mes besoins pour plusieurs années encore. Ce qui ne serait pas le cas si j’étais designer graphique ou que je manipulais d’immenses bases de données. Il en va de même pour les êtres humains.

Dans l’ombre | Chronique à «L’Itinéraire»

Les festivités du 375e anniversaire de Montréal coûteront cher, très cher. Mais à qui profiteront-elles? C’est l’objet de ma réflexion dans ma chronique du numéro du 15 mai du magazine L’Itinéraire, dans les mains de votre camelot maintenant.

Il s’agit de notre numéro annuel spécial «100% camelots»: ce sont eux qui ont assumé la direction éditoriale de l’ensemble du numéro et qui ont produit la presque totalité des articles.

Le temps des semences | Chronique à «L’Itinéraire»

Le plus récent numéro du magazine L’Itinéraire est consacré au stress post-traumatique, incluant, notamment, une longue entrevue avec le général Roméo Dallaire. Je consacre ma chronique à un sujet moins lourd, « Le temps des semences » réfléchit à notre rapport à l’agriculture et à l’alimentation. Dans les mains de nos camelots à Montréal, jusqu’à la fin du mois!

 

Prendre soin | Chronique à «L’Itinéraire»

Le dernier numéro du magazine L’Itinéraire est consacré à l’industrie du bonheur. Ma chronique « Prendre soin » réfléchit aux limites de l’empathie, inspiré en cela par la lecture du magnifique livre de la psychiatre et poète Ouanessa Younsi, Soigner, aimer (éd. Mémoire d’encrier).

Surmonter le pessimisme | Chronique à «L’Itinéraire»

Le dernier numéro de L’Itinéraire est dans les mains d’un de nos 150 camelots, ami-es de Montréal! Le dossier cette semaine: charité et philanthropie. Ma chronique, «Surmonter le pessimisme» – où je vous parle brièvement du petit dernier de Hervé Kempf (Éditions du Seuil), «Tout est prêt pour que tout empire». Bonne lecture!