Vente de livres au Québec: de bonnes nouvelles

L’Observatoire de la culture et des communications du Québec a publié ce matin les dernières statistiques de vente de livres neufs pour l’année 2016, et malgré les difficultés du milieu du livre, il y a de bonnes nouvelles.

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La poésie lyrique du ministre Leitão | Édito à «La Matinale» (CIBL | vidéo)

Hier, le ministre des finances du Québec, Carlos Leitão, a prononcé son discours du budget pour l’exercice 2017-2018. Lequel discours était, ma foi, plutôt poétique et lyrique. Mon éditorial du jour à «La Matinale» de CIBL 101,5 FM Montréal.

 

Le Québec, 8e au monde pour ses milliardaires

Il y a davantage de milliardaires par habitant au Québec qu’au Canada, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et même l’Arabie Saoudite. Voilà le résultat d’une petit compilation, anecdotique, que j’ai réalisée à partir de la liste des milliardaires 2017 publiée par le magazine Forbes. J’en ai parlé ce matin dans mon éditorial à «La Matinale» de CIBL. Le graphique et le tableau ci-joint montre le classement du Québec par rapport aux principaux pays du monde, y compris le Canada.

 

«La langue affranchie» – Nouveau livre de Anne-Marie Beaudoin-Bégin

Le nouvel ouvrage de Anne-Marie Beaudoin-Bégin, L’insolente linguiste, sera en librairie début avril! Vous avez aimé La langue rapaillée? Vous adorerez La langue affranchie! Une explication rigoureuse de la dynamique d’évolution d’une langue et un plaidoyer bien senti pour que les Québécoises et les Québécois soient fiers de leur langue. J’ai eu encore une fois le bonheur d’éditer ce petit bijou de livre et Matthieu Dugal nous fait l’honneur d’une jubilatoire préface. Lancements prévus à Québec et à Montréal autour du 5 avril prochain, détails à suivre!

Augmentation du chômage en décembre 2013 (audio | Radio-Canada Winnipeg)

Vendredi dernier le 10 janvier, j’étais l’invité de l’émission « Midi-plus » animée par Aude Brassard-Hallé, à la première chaîne de Radio-Canada de Winnipeg, pour discuter de la hausse surprise du taux de chômage au Canada (plus particulièrement en Ontario et en Alberta) en décembre 2013. Alors que les prévisionnistes spécialisés s’attendaient à un gain d’environ 13 000 emplois, l’économie canadienne a plutôt connu une perte nette de 46 000 emplois, principalement à temps plein, amenant le taux de chômage à 7,2%.

On peut entendre l’entrevue ci-dessous, la télécharger ici (fichier mp3 de 4,9 M) ou l’écouter sur le site de l’émission.

 

Paul Desmarais, icône du capitalisme romantique (audio | Radio-Canada)

Suite à la mort de Paul Desmarais, Michel Désautels m’a invité à revenir sur le parcours du milliardaire fondateur de Power Corporation à son émission «Désautels le dimanche», le 13 octobre 2013.

La légende du monde des affaires du Canada, Paul Desmarais, est mort dans la nuit de mardi à mercredi, à l’âge de 86 ans. Toute la semaine, se sont succédé les témoignages de gratitude et d’admiration envers le milliardaire discret, le généreux mécène, le fédéraliste engagé et l’investisseur au flair sans faille. Le genre d’empire construit par Paul Desmarais (Power Corporation et ses nombreuses filiales) et les relations qu’entretenait le magnat avec la gent politique ne sont cependant pas sans soulever certaines critiques.

Économie politique de l’éducation

NB: ce texte a été publié originellement le 27 février 2013 sur le site du Voir.

 

Il est extrêmement déplorable que ce Sommet sur l’Enseignement supérieur n’ait accordé à peu près aucune place au rôle de l’université dans l’économie.

Quoi ? Vous croyez le contraire, compte tenu de ces interminables discussions sur l’indexation, le gel, l’indexation gelée, le gel indexé des frais de scolarité, dignes des débats scolastiques du 13e siècle sur le sexe des anges ? Ou encore ces vifs échanges consensuels sur l’investissement individuel des étudiants qui renflouera, par leurs impôts, le trésor public dans un futur radieux au déficit zéro ?

Non. Il s’agit là de comptabilité familiale ou de fiscalité publique. Pas d’économie. Depuis le déclenchement de la grève étudiante il y a un an, on a à toutes fins pratiques oblitéré de l’espace public les questions essentielles de l’éducation supérieure : son rôle dans le développement global de notre société, sa mission de rempart de la liberté, la place centrale qu’elle occupe dans la création et la recherche, son devoir à former des citoyens à l’esprit critique et sa capacité à outiller les universitaires à faire face aux réalités futures de l’économie.

À une époque où les salles de classe font office de voie de passage direct vers les tours à bureaux ou les usines, on croirait, au contraire, que l’université prépare particulièrement bien ses finissants au monde du travail. Depuis une trentaine d’années, en effet, les programmes de formations universitaires tentent de répondre le plus précisément aux sacro-saints « besoins du marché du travail. » L’instrumentalisation de la formation universitaire à la demande des employeurs, conséquence directe de l’utilitarisme économique abâtardi par l’idéologie économiste, semble logique a priori : on poursuit des études universitaires dans l’objectif d’obtenir un diplôme qui nous permettra d’exercer une profession. Si l’on veut exercer ladite profession, on doit être embauché. Si on veut être embauché, il faut que notre formation réponde aux besoins de l’employeur.

Or, sur un plan strictement économique, cette logique ne tient plus la route. Nous vivons une époque d’accélération des transformations technologiques, économiques et sociales. [1] Dans ce contexte, préparer les futurs diplômés à répondre à des besoins spécifiques d’un soi-disant marché du travail n’a plus de sens : rapidement, leur formation ne répondra plus à ces besoins des employeurs puisqu’ils auront trop rapidement changé.

Bien qu’il soit difficile de l’évaluer avec justesse, nombre d’études ont mis en lumière un phénomène nouveau : grosso modo les dix professions, spécialités ou emplois dont la demande est en plus forte croissance présentement n’existaient tout simplement pas il y a huit à dix ans. Pensons, par exemple, aux métiers du web au tournant des années 2000 : quelques années auparavant, non seulement ces métiers n’existaient pas, mais la technologie elle-même émergeait à peine.

Conséquence : en se sur-spécialisant et en cherchant à tout prix à répondre aux besoins des employeurs, la formation universitaire rate le coche. Des programmes de formation qui prennent des années à être élaborés et offerts aux étudiants ne suivent même pas l’intérêt de ces derniers à s’y inscrire. Autrement dit, du début de la formation de l’étudiant jusqu’à sa diplômation, le monde économique ce sera à ce point transformé que sa formation deviendra obsolète en un temps record.

Voilà donc un paradoxe de l’adéquation entre la formation et les « besoins du marché du travail. » Plus on cherche à lier la formation à ces besoins, moins le résultat sera efficace à l’avenir, puisque les transformations radicales dans nos économies rendront cette formation caduque rapidement.

Dans chacune des disciplines universitaires, il y a donc urgence de donner un coup de barre majeur, voire un virage à 180° : plutôt que de former des spécialistes très pointus à ces besoins immédiats, nous nous devons – dans une logique purement économique je le répète – les préparer à être agiles face à ces transformations majeures.

Comment y arriver ? La solution n’est pas simple, il n’y a pas de recette. Le principe qui devrait nous guider, toutefois, est celui de la culture générale. Laquelle, bien entendu, s’acquiert bien avant l’université – tant aux cycles primaire que secondaire – mais dont on oublie l’importance essentielle dans le cursus universitaire. La formation universitaire, peu importe la discipline, doit maintenant être axée sur un objectif fort : la capacité de ses finissants à s’adapter aux changements profonds auxquels ils feront face.

Ce qui nous ramène à une éducation humaniste, celle qui vise à former l’esprit et non pas à lui inculquer des techniques – qui seront, de toutes les manières, transmises dans le milieu de travail.

La véritable vision économique de l’éducation, dans un monde qui connaît des bouleversements à ce point marqués, participe étonnamment d’un projet humaniste et s’en remet à la formation de l’esprit et à la culture générale – seuls garants d’une compréhension adéquate de l’univers dans lequel nous vivons et de notre capacité à nous y adapter et à le transformer.

 

NB: jeudi le 28 février (en reprise les jours suivants) je me joins à Mathieu Bock-Côté à l’émission OpenTélé de MAtv pour une discussion autour de la question: « Université, où est le problème? »

 

[1] Cf. mon texte : « La revanche du temps réel. »

#biblioencours

Je vais préparer une bibliographie commentée du printemps québécois et je sollicite votre aide. J’ai d’abord répertorié les livres et les numéros spéciaux de revues. N’hésitez pas à me suggérer les ouvrages à paraître, les articles de fond et éventuellement les sites web de qualité.

Dans la mesure du possible, merci de partager avec moi cette information en commentaire à ce billet, plutôt que sur les médias sociaux (mais je prendrai tout, évidemment).

Grand merci !

Voici les ouvrages et revues recensés jusqu’à maintenant. Ma #biblioencours sera commentée lorsqu’elle sera complétée.

 

Livres et documents monographiques

[Anonyme] (2012), Schtroumpfs ! Unis ! Jamais ne seront vaincus ! (en ligne) http://schtroumpfonslahausse.com/album/ Version pdf: http://schtroumpfonslahausse.com/album/volume1/

[Collectif] (2012), Printemps spécial, Montréal: Héliotrope, 114 p. Fiche de l’éditeur.

[Collectif] (2012), Je me souviendrai: 2012 – mouvement social au Québec, Montréal, La Boîte à bulles, 256 p. Fiche de l’éditeur.

Brisson, Pierre-Luc (2012), Après le printemps, Montréal: Poètes de brousse, 92 p. Annonce du lancement par l’éditeur.

D’Eau, Jane, dir. (2012), Pour un printemps: livre citoyen, Montréal: Artmour, 306 p. Fiche de l’éditeur.

Équipe de surveillance des interventions policières (2012), Rapport final, 8 novembre 2012, Montréal, ÉSIP, 39 pp. [En ligne] http://esipuqam.files.wordpress.com/2012/11/rapportfinal.pdf [notez que des « rapports de surveillance » ont été publiés du mois de mars au mois de mai 2012, disponibles ici: http://esipuqam.wordpress.com/rapports-de-surveillance/]

Frap­pier, André, Ri­chard Poulin et Ber­nard Rioux (2012), Le printemps des carrés rouges: lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue, Ville Mont-Royal: M Éditeur, 160 p. (L’ouvrage sera officiellement lancé le 10 octobre.) Fiche de l’éditeur.

Isabel, Mariève et Laurence-Aurélie Theroux-Marcotte, dir. (2012), Dictionnaire de la révolte étudiante: du carré rouge au printemps québécois, Montréal: Tête première.

Laberge, Jean (2012), Le devoir à l’éducation, Montréal, Accent Grave.

Langelier, Nicolas (2012), Année rouge: notes en vue d’un récit personnel de la contestation sociale au Québec en 2012, Montréal: Nouveau projet (série « Documents », no. 2).

Nadeau, Jacques (2012), Carré rouge: le ras-le-bol du Québec en 150 photos, Anjou: Fides, 176 p. Fiche de l’éditeur.

Nicol, Patrick (2012), Terre des cons, Montréal: La Mèche, 104 p. (roman)

À paraître

Ash, Méliza, Le petit livre rouge du mouvement étudiant, Montréal: Ash Productions. (Livre présentement en sociofinancement chez Haricot.)

Bonenfant, Maude, Anthony Glinoer et Martine-Emmanuelle Lapointe (dir.), Résistance: une anthologie du printemps québécois (titre provisoire), Montréal, Écosociété.

Renaud Poirier St-Pierre et Philippe Éthier (2013), Combattre l’injustice: récit stratégique d’un printemps érable (titre provisoire), Montréal, Écosociété.

Syemour, Michel (2013), Une idée de l’université: Propositions d’un professeur militant, Montréal: Boréal.

 

Revues – numéros spéciaux

À bâbord (numéro 45, été 2012): « Grève étudiante et lutte sociale. » Fiche de l’éditeur.

À bâbord (numéro 46, automne 2012): « Le printemps érable: ses racines et sa sève. » Fiche de l’éditeur.

Ceci n’est pas la matraque des profs contre la hausse (automne 2012). Fiche de l’éditeur.

COMMposite – La revue électronique des jeunes chercheurs et chercheuses en communication (vol. 15, no. 2, 2012): « Grève étudiante au Québec : points de vues sur la mobilisation sociale de 2012 » [En ligne] http://www.commposite.org/index.php/revue/article/view/125

Courrier international (no. 1131, 5 juillet 2012): « Montréal, ville rebelle. » Fiche de l’éditeur.

Nouveaux cahiers du socialisme (numéro 8, automne 2012): « Éducation supérieure: Culture, marchandise résistance » (numéro co­or­donné par Flavie Achard, Thomas Chiasson-LeBel, Philippe Hurteau et Karine L’Ecuyer). Fiche de l’éditeur.

Theory and event (volume 13, issue 3, supplement, 2012): « Theorizing the printemps érable. » Fiche de l’éditeur.

Urbania (numéro hors-série, format tabloïd papier journal, juin 2012): « Rouge au carré » (en collaboration avec l’École de la Montagne rouge et l’ONF). Fiche de l’éditeur.

Society and Space – Environment and Planning D: Forum spécial sur le web (2012) « Forum on the Quebec student strikes » (en ligne) http://societyandspace.com/2012/07/06/forum-on-the-quebec-student-strikes/

wi – Journal of mobile media (special open-wi issue, spring 2012 – 2 juin 2012): « Out of the mouth of ‘casseroles’ I » [En ligne] http://wi.mobilities.ca/category/past-issues/spring-2012-i/

wi – Journal of mobile media (special open-wi issue, spring 2012 – 21 juin 2012): « Out of the mouth of ‘casseroles’ I » [En ligne] http://wi.mobilities.ca/category/past-issues/spring-2012-ii/

 

 

Articles et chapitres de livres

NB: cette section est largement incomplète (c’est le moins qu’on puisse dire) et les numéros spéciaux des revues présentées ci-dessus n’ont pas été dépouillés.

Bardini, Thierry (2012), « Car Montréal, cette ville, ma ville, s’enflamme, mais n’est pas en flammes du tout, » Multitudes, no. 50 (« Soulèvements »), pp. 42-8.

Boudreau, Philippe et Fanny Theurillat-Cloutier (2013), « Profs contre la hausse: appui solide au mouvement étudiant et quête d’un renouveau syndical, » Nouveaux cahiers du socialisme, no 9, à paraître (hiver 2013).

Brunelle, Christian, Louis-Philippe Lampron et Myriam Roussel (2012), « La liberté d’expression en contexte de crise: Le cas de la grève étudiante, » Cahiers de Droit, vol. 53, no. 4, à paraître (décembre 2012).

Cyr, Marc-André (2012), « La dignité contre l’État, » Variations [En ligne], no. 17. http://variations.revues.org/413

Gill, Louis (2012), « La grève étudiante au Québec: un printemps érable de carrés rouges, » Carré rouge, no. 47 (juillet 2012). [En ligne] http://www.carre-rouge.org/spip.php?article467

Maclure, Jocelyn (2012), « Le débat sur les droits de scolarité au Québec: les progressistes font-ils fausse route? » Options politiques/Policy Options, mai 2012, pp. 68-71.

Marcil, Ianik (2012), « Démocratie liquide, » Multitudes, no. 50 (« Soulèvements »), pp. 210-212.

Nadeau-Dubois, Gabriel (2012), « Postface: Les jeunes d’aujourd’hui » in [Collectif] (2012), Le souffle de la jeunesse, Montréal: Écosociétés, pp. 213-227.

Stiv, Steeve (2012), « Le printemps a la vie dure – Québec : entre mouvement étudiant et élections, » CQFD, Mensuel de critique et d’expérimentation sociales, no. 103 (septembre 2012) [En ligne] http://www.cqfd-journal.org/Le-printemps-a-la-vie-dure

 

 

Quelle suite politique au printemps québécois ?

J’ai été invité, le 22 septembre, à l’émission Le Grain de sable de la radio indépendante de Québec CKRL pour réfléchir aux suites politiques et économiques des élections québécoises. Cette entrevue portait notamment sur un article que j’ai écrit pour le magazine français les Inrocks au lendemain de l’élection du gouvernement minoritaire du Parti québécois, le 4 septembre dernier.

 

On peut écouter l’entrevue sur le site de l’émission – elle débute à 9 min. 55 sec. et on peut entendre l’économiste Dominique Plihon en deuxième partie d’émission.

Filière métallique québécoise: on dort au gaz

Les journalistes Jean-Guy Gougeon et Jean-François Cloutier du réseau TVA-Canoë ont publié un article intitulé « La Chine à l’assaut du Québec » pour lequel j’ai été interviewé. Extrait:

En entrevue, l’économiste indépendant Ianik Marcil s’est montré plus inquiet de la présence presque exclusivement étrangère dans les plus gros projets du Plan Nord.

« Pour l’instant, on laisse des entreprises étrangères extraire des cailloux de notre sous-sol et repartir avec pour produire des biens à forte valeur ajoutée », a-t-il dit.

Selon l’expert, le Québec manque l’occasion de bâtir une véritable filière métallique, à l’instar de l’écosystème industriel qui s’est bâti autour de l’hydroélectricité. « On dort au gaz », a-t-il critiqué.

On peut lire l’intégralité de cet article sur le site de TVA-Nouvelles ou sur celui de Canoë-Argent.

Pour plus d’informations on pourra lire mes analyses ici même:

L’ère exponentielle: l’explosion du prix des matières premières

Un Québec riche de ses ressources naturelles ?