#100LaScience

Seule agence de presse scientifique du Canada et seule francophone au monde, l’Agence Science-Presse est un joyau du Québec et un service essentiel. Depuis quelques semaines, elle fait la promotion de l’importance du journalisme scientifique, ayant demandé à 100 personnalités d’en témoigner. Suivez cette campagne sur les réseaux sociaux – #100LaScience. Plus d’infos ici: http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2016/04/14/100lascience

Chaque témoignage en 140 caractères est illustré par Jacques Goldstyn. Ado, j’admirais ses dessins dans Les Débrouillards et une trentaine d’années plus tard, voici qu’il me dessine la binette; j’en suis fort honoré.

 

Le journalisme scientifique est plus que jamais essentiel pour comprendre notre monde qui se complexifie de manière exponentielle, et prendre des décisions éclairées, basées sur un esprit critique et scientifique.

L’Olympe sans Zeus : Apollon, Hermès et Athéna se rencontrent

Hier, 20 octobre, l’initiative CUBE de Québec offrait au cours d’une soirée une rencontre entre un artiste et un dirigeant d’entreprise. Le premier, le Brésilien Claudio Bueno crée des œuvres in situ fort intrigantes: une expérience auditive rendu possible qu’au moyen d’une application sur téléphone mobile par positionnement GPS. Par cette technologie le spectateur est transporté seul avec son appareil dans un univers sonore qu’il habite hors du monde, mais paradoxalement ancré dedans. Le second, Luc Vaillancourt présente les développements de son entreprise, Spatialytics Solutions inc., qui crée des applications logicielles basées sur la même technologies, à des fins d’affaires et géospatiales.

Deux univers, donc, se côtoient et interagissent. Deux univers qui utilisent à peu de choses près les mêmes moyens pour atteindre des fins très différentes, du moins dans les apparences. Le premier a des visées artistiques, crée de la beauté et du sens pour le spectateur. Le second, a des visées utilitaires et appliquées – pragmatiques.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié dans le webzine des arts visuels, Rats de Ville.

L’artiste en son laboratoire

Giovanni Stradano Il laboratorio dell'alchimista (1571)

Il est toujours difficile de définir ce qu’est l’art. La culture – malgré qu’il s’agisse d’un concept très élastique et ouvert à tous les débats – est généralement plus facile à circonscrire, car il est loisible de la rattacher à d’autres notions: identité ethnologique, langue, histoire, etc. Mais définir l’art (autrefois les « arts & lettres, » les « beaux-arts »), l’affaire se corse. On n’a que très peu recours à ces anciennes formulations aujourd’hui; les artistes préfèrent souvent se présenter comme « artiste professionnel, » par opposition à artiste amateur. Dont le boulot est de faire de l’art.

Mais cela ne simplifie rien. Car parmi ces artistes professionnels auto-proclamés, certains en vilipenderont d’autres – les taxeront de ne pas être de véritables artistes. Ce sera le cas, par exemple, de l’adepte de l’art conceptuel qui méprisera l’artiste paysagiste, peu importe que ce dernier voit ses œuvres vendues dans de nombreuses galeries, sur la rue Saint-Paul à Montréal ou à Baie-Saint-Paul, disons. Particulièrement si c’est le cas. Je caricature, bien entendu.

Reste qu’objectivement, c’est-à-dire extérieurement, il est fort difficile de distinguer les uns des autres.

Poursuivez votre lecture de cet article que j’ai publié dans le webzine des arts visuels, Rats de Ville.