Voir ailleurs si on y est | Chronique à «L’Itinéraire»

La planète est de plus en plus petite, c’est un lieu commun. Mais on mesure mal comment le tourisme a changé la face du monde et notre rapport au monde. C’est l’objet de ma chronique dans le dernier numéro de L’Itinéraire, en vente dès aujourd’hui partout à Montréal!

 

Je suis toujours étonné de voir passer sur Facebook les photos de voyage de mes semblables. Aucune destination ne semble étrangère à mes contacts, qui arpentent la Thaïlande, la Suisse, le Japon, l’Argentine, l’Égypte, l’Afrique du Sud, ou l’Islande. Et ces gens ne sont pas richissimes, il s’agit du « monde ordinaire », de couples, de familles de la classe moyenne. Cela est rendu tellement habituel, qu’on ne s’étonne plus de l’« exotisme » de ces destinations. Il n’y a pas si longtemps, visiter Bankok, Moscou, Le Cap ou Buenos Aires était réservé à une élite fortunée. Plus généralement, le tourisme de masse planétaire aura probablement été l’un des épisodes de démocratisation économique les plus marquants de l’histoire.